Hortus, le bilan


A 20 jours du marathon de l'Hortus, il est temps de dresser le bilan de cette préparation - sans préparation bien spécifique. Suivre un plan d'entraînement, ce n'est pas mon truc. Même avec toute la bonne volonté du monde, je n'en suis tout simplement pas capable et ce n'est pas faute d'avoir essayé. Depuis que je suis à Montréal, je m'entraîne plus au feeling et à l'envie et je dois surtout faire face à la météo qui peut contraindre le suivi d'un plan normal. Si je résume en gros un plan d'entraînement, il y a environ 4 séances par semaine, plus pour les chevronnés. Dans ces 4 séances, il y a souvent une séance de côtes courtes, une de fartlek, un footing et une sortie longue le dimanche. 
Quand je me suis inscrite au marathon de l'Hortus début janvier (cette course n'était pas du tout prévue au programme car nous n'étions pas censé rentrer en France cet été mais finalement nous serons là de début mai à mi juin), je me suis posée la question de suivre ou pas un plan d'entraînement pour cette course. Ainsi, un plan d'entraînement débute le plus souvent 2 mois (voir 10 semaines) avant la course ce qui m'amène mi mars pour le commencer. Mi mars, il fait encore froid à Montréal et il y a encore des tempêtes de neige et du verglas. Autant vous dire que cela me déprimait d'avance. Je savais que je n'allais pas faire la séance de côtes du mardi à cause du froid ni le fartlek le jeudi à cause de la fonte des neiges.. Bref, ce fut un non pour le plan d'entraînement. 


Mais le marathon de l'Hortus est une course qui se prépare un minimum, il faut être suicidaire pour y aller sans aucune préparation. C'est une course technique à souhait et il peut y faire très chaud. Ce n'est certes pas une course de montagne mais c'est un marathon difficile pour avoir déjà fait la seconde partie. La difficulté principale réside dans les cailloux, vous savez ce type de terrain qui caractérise si bien notre sud de la France. Il y a des cailloux de toutes les formes et à toutes les sauces : pointus, ronds, pierrier, qui sortent du sol à la verticale. C'est juste une horreur et quand tu retrouves enfin la route, tu es bien content. Il est très facile de se faire une cheville, il faut rester très vigilant tout au long de la course et surtout faire attention à où on met les pieds. Et c'est aussi cela que je trouve difficile. Sur des courses de montagnes, tu peux laisser vagabonder un peu ton esprit dans les montées notamment, ici non. Pose mal ton pied et tu vas vite le regretter.
La chaleur je n'en parle même pas, l'an dernier il faisait un bon 25-28 degrés avec un magnifique soleil, quand tu sors d'un hiver à -30, tu as l'impression de suffoquer. Elle te tombe sur la tête sans que tu t'y attendes, c'est le coup de bambou. Et avec les cailloux blancs, la réverbération est juste exceptionnelle, c'est parfait pour affiner ton bronzage ou finir comme une écrevisse. 



Il peut aussi pleuvoir, mais je ne préfère pas en parler, la course deviendrait une boucherie. 



Pour en revenir à la préparation, je suis plutôt contente de ce que je suis en train de faire. Je me suis entretenue en janvier-février avec du vélo et de la course à pied à environ 70km par mois puis j'ai monté en mars à 115km. Mes problèmes de pieds se sont un peu calmés et je vise les 160km pour le mois d'avril. Avec deux semaines à bloc (60km), un week-end choc de 20km et 16 le lendemain, je me prépare pour l'échéance. Je tourne actuellement à 4 séances par semaine, entre 30 et 45 km pour les plus grosses. C'est une bonne base pour moi et avril sera le premier mois ou je cours autant. J'espère que cela va payer le jour de la course. Par contre je n'ai pas fait de sortie longue dépassant 20km, et cela me stresse un peu. J'ai misé sur le côté semaine à bloc pour habituer mon corps à courir souvent et en grande quantité mais pas de grosses sorties longues même si celles de 20km me prennent déjà 3h avec du dénivelé. Mais comme on dit, en trail il vaut mieux compter en nombre d'heures plutôt qu'en km et des sorties de 3h, cela commence à faire. 
J'ai cependant un gros coup de mou en ce moment avec la fatigue qui commence à s'accumuler, les examens qui se terminent le 3 mai... J'ai du mal à me motiver et ma sortie la plus longue cette semaine fut de 14km. Je me force à sortir mais je commence à me lasser du paysage (la sortie de l'hiver), de mon lieu d'entraînement qui est toujours le même et de courir seule. Ce n'est pas facile de trouver la motivation au quotidien mais je me force car je sais que cette préparation est bientôt terminée, je garde les deux semaines avant la course tranquille pour faire du jus et rentrer en France. 

Pour ce qui est du matériel, sachant que je vais y passer au moins 7h, je compte prendre mon sac Salomon avec des flasques sur le devant et une poche à eau derrière. Je vais courir avec mes Asics Trabuco 3, une valeur sûr après les avoir utilisé sur l'OCC. Pour ce qui est du reste, j'adapterai en fonction de la météo. Au niveau de la nutrition, je prend mes barres cliff qui sont très bien, ce sont comme des petits bonbons à la fraise en carré. Le seul point négatif c'est que cela colle aux dents et ce n'est pas super glamour quand je me le retire avec mes doigts. Mais on est sur un trail, pas à un défilé de mode. Etant donné qu'il y a pas mal de ravitaillement, je ne prendrai pas plus en nutrition si ce n'est des pâtes de fruits peut-être.




Pour ce qui est du parcours et des barrières horaires, pour avoir déjà fait la seconde partie à partir de Valflaunès l'an dernier, je le connais. Sur de nombreux conseils, je sais qu'il faut que j'arrive en forme à la moitié car ce sont là que les difficultés commencent. Le terrain se durcit, il y a beaucoup plus de cailloux et il reste encore 2 bonnes montées, une à l'Hortus et une au pic Saint Loup. Il y a aussi la descente de l'Hortus avec ce pierrier que je ne sais pas trop comment je vais aborder. Au niveau des barrières horaires (#vismaviedecoureuselente), je suis quand même sereine car nous avons 4h15 pour arriver à Valflaunès (23km et 800mD+), puis 2h pour monter et descendre l'Hortus (10km et 500mD+). La dernière barrière est celle de la ligne d'arrivée donc elle ne compte pas vraiment. Après la descente de l'Hortus, je pourrai être soulagée et plus tranquille. On va me voir passer comme ce petit éléphant dans la savane. 



Vous savez tout ! Et à vous en parler, j'ai hâte d'y être maintenant. Vivement le 17 mai, je suis bien déterminée à passer la ligne d'arrivée même si je risque de finir dans cet état. 


11 commentaires

  1. Wouaw ! Perso, je viens de faire un trail nocturne avec 300 m de déniv... Ca me suffit ;) Bon courage à toi.

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    1. J'adore les trails nocturnes ! Surtout quand c'est en duo, je trouve ça vraiment délirant.
      J'ai commencé par des courses d'environ 200-300mD+ moi aussi, après sur une course de cette longueur il faut le prendre par étapes :)

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    1. C'est un dénivelé correct pour un trail de ce format :) Mais c'est clair que ça va piquer les jambes !

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    2. Oui c'est surtout les pics montées/descentes qui font peur à voir, lol. Mais je ne doute pas une seconde que tu vas y arriver :D !

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    3. Ahah oui, c'est vrai que le schéma fait un peu peur :P

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  3. Bon courage!! Ca va pas être simple c'est sûr mais je crois en toi!! :)

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    1. Merci :) On verra ce que cela donne dans 20 jours !

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    2. Sympa ton blog, bravo!
      C'est sûr que les pentes du Mont Royal manquent un peu de cailloux pour se mettre dans l'ambiance du Pic St Loup, et que les conditions météo ne seront visiblement pas tout à fait les mêmes, mais il n'y a aucune raison que ça ne passe pas!
      Bon courage pour dimanche, on se croisera sans doute au départ!

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  4. De Olivier,
    Je serai au pic pour le 18km moi, on se croisera ptetre ;) bon courage en tout cas, la pression monte!

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    1. Bonne course alors :) Mon copain le fait aussi

      Et oui la pression monte ! Je suis super stressée

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