Hortus marathon


J'aurai aimé vous écrire un beau récit de course. Un récit de course qui parle des fabuleux paysages traversés par la course, des bénévoles adorables et de cette joie de passer la ligne d'arrivée. Il n'en sera rien car mon marathon de l'Hortus s'est un peu transformé en cauchemar, un cauchemar que j'aurai aimé éviter. 

Tout commence la veille de la course, tout va bien et je ne stresse pas encore. Avec BB nous allons chercher nos dossard à Saint Mathieu, lieu d'arrivée de toutes les courses du week-end festa trail (120km, 73 km, 42km, 18km, 12km...). Je porterai donc demain le numéro 2020. Pas de problèmes, il me convient bien. Je fais ma petite photo d'avant course habituelle. Je commence à stresser mais j'ai hâte de me lancer sur ce parcours de 44km et 2000mD+. Je sais que c'est technique mais je pense m'être bien préparée. J'ai fait tourner mes jambes pendant la semaine, une petite sortie le mardi (le souffle était court mais les jambes répondaient bien) et un peu de piste/footing le jeudi. 


Le soir je mange correctement, des pâtes, et je fais une bonne nuit. Comme d'habitude je prépare mes affaires la veille histoire de ne pas me stresser encore plus le lendemain matin. 

Au réveil, je me sens bien, stressée mais bien. J'ai tellement hâte. Je prends mon petit déjeuner classique et je me prépare. J'ai peur d'oublier quelque chose mais non et nous prenons la direction de Claret, lieu de départ du marathon de l'Hortus. BB fait quant à lui le tour du Pic Saint Loup (18km et 900mD+). On me lâche aux alentours de 7h50 car le départ de BB est à 9h et le mien à 8h30. Je m'échauffe un petit peu, je dis bonjour à quelques personnes et je tourne un peu mes chevilles. Les cailloux et la chaleur ne vont pas nous faire de pitié. Le speaker nous annonce que le départ est pour dans 10 minutes et que Rachid El Morabity est ici pour voir notre départ - vainqueur à de multiples reprises du marathon des Sables et qui a abandonné sur l'ultra Draille (120km) - . Je ne le vois pas car je suis au fond mais c'est sympathique d'avoir une telle personne à notre départ. 



Le maire de la ville de Claret déclenche le chrono : 5...4...3...2...1... C'est parti !! Et nous voilà, plus de 400 coureurs à s'élancer dans les rues de Claret en direction de Saint Mathieu. Une toute petite portion de route et nous nous engageons sur un sentier large qui monte. La course part très vite et beaucoup de personnes courent mais je marche, accompagnée des coureurs qui m'entourent. Je sais que la route va être longue donc autant ne pas se griller maintenant. En haut de cette petite montée, nous enchainons avec une petite descente et je me retrouve rapidement dans les derniers. Une dame m'interpelle "vous êtes blog de mademoiselle" "oui c'est moi", c'est la première fois que quelqu'un me reconnait sur une course. Je lui dit que la route va être longue et elle me répond qu'il va faire chaud. Ils prévoient 27 degrés pour aujourd'hui et un grand soleil nous tape déjà dessus. 

La première difficulté se présente avec la montée à la Taillade. Je monte sur un bon rythme - 5 km/h - mais je sens que quelque chose ne tourne pas rond. Je respire très fort, j'ai même du mal à respirer correctement. J'ai comme un poids qui m'oppresse et j'ai du mal à bien inspirer et bien expirer. A cela j'ai mal aux jambes. Au bout de 2km ce n'est pas normal, je devrai ressentir cela au bout du 20-25ème km, pas avant. Je me retrouve rapidement dernière alors que je me force à monter sur un bon rythme. Je souffle comme un boeuf pour essayer d'aspirer un peu d'air dans mes poumons. La route suit pour l'instant un chemin qui ne monte pas beaucoup mais qui est long. Au bout du chemin, je croise deux adorables bénévoles qui me demandent si je suis la dernière. Je leur répond que oui et ils me proposent de m'offrir le café et le croissant. Je refuse tout en rigolant, je ne me sens déjà pas très bien donc je vais éviter le croissant. Après les avoir dépassé, une montée sèche me fait face et je dois y aller en partie avec les mains à certains endroits, heureusement que mes Asics font du bon boulot car je ne glisse quasiment pas. Arrivée en haut, je ne suis plus capable de respirer donc je m'arrête et je mets ma tête entre mes jambes. 

Je me rends rapidement compte que je n'arriverai pas à Saint Mathieu. 

L'an dernier quand j'ai fait le marathon en relai, je me souviendrai toujours de cette bonne montée pour aller au sommet de l'Hortus. Je montais sur un bon rythme, j'étais en forme et je doublais pas mal de monde. Aujourd'hui je suis déjà à bout alors que je n'ai fait que 200mD+. La vue qui nous est offerte est belle avec l'arrière pays Montpelliérain. Un petit monotrace nous fait descendre avant de nous faire remonter une dernière fois au sommet de la Taillade. Je devrai me régaler, j'adore ce type de terrain mais ce n'est pas le cas. J'alterne marche-course et j'ai mal à la tête, j'ai très chaud alors que c'est 9h du matin. Pourtant ce n'est pas faute de boire à intervalle régulière. En haut de la taillade, une longue descente me fait face et une bonne partie de cette descente n'est pas technique car c'est un sentier assez large et sans trop de cailloux. Alors que je dois normalement courir sur ce genre de descente, ici j'alterne marche-course. 

Mes jambes ne répondent pas, je n'arriverai pas à Saint Mathieu. 

Nous enchainons la fin de la descente avec une partie assez technique et je marche la plupart du temps. Je croise une dame assise avec les secours. Elle saigne du nez et du coude. La pauvre, elle ne s'est pas ratée, cela doit être douloureux. Je continue mon chemin et rattrape la route : je suis aux Embuscalles - un petit village traversé par la route -. Je traverse rapidement et à la sortie du village, je suis la route pendant un petit moment. Alors que la route est plate, impossible de relancer et de faire diminuer mon rythme cardiaque. Je respire super fort. 

Le cardio ne suit pas, je n'arriverai pas à Saint Mathieu. 

Je continue malgré tout mais je ne sais pas pourquoi, peut-être parce que ce n'est pas moi d'abandonner sur un coup de tête ? J'essaye de me persuader que ce n'est qu'un coup de mou et que je me sentirai mieux plus tard mais les km défilent lentement et je ne me sens toujours pas mieux. Je commence à penser à l'abandon. Je ne prends pas de plaisir et je suis au km 7, a quoi cela sert-il ? Me forcer à faire 44km, pourquoi ? 44km ce n'est pas 15km, je ne tiendrai jamais. Je pourrai me faire mal, je pourrai me dégouter. Je crois que ma décision est déjà prise dans ma tête mais j'essaye de m'accrocher une dernière fois, car je ne veux pas lâcher. 

Au bout de la route il y a le premier ravito et les photographes. Je me force à faire un petit sourire même si l'envie n'y est pas et une montée courte mais sèche me fait face. Je monte en posant les mains de temps en temps pour éviter de glisser et je me retrouve rapidement en haut. Mais pareil, le souffle ne suit pas et je respire mal. Un petit monotrace me mènera au pied de cette petite bosse puis je longe les vignes et je tombe sur un bénévole qui me demande comment ça va. Je lui réponds que je ne le sens pas, que mes jambes ne vont pas bien et que le souffle ne suit pas le rythme. Il me propose de rester avec lui et de me ramener à Saint Mathieu après. Il me dit que la suite du parcours monte. 

J'en ai envie mais je refuse. Je peux être têtue parfois. 

J'attaque la seconde montée mais je ne suis définitivement plus dedans. Nous sommes au kilomètre 8 et je veux abandonner. J'ai juste mal aux jambes et dès que je fais un pas mon cardio s'emballe. J'essaye de manger une pâte de fruit mais elle a du mal à passer. Il n'est pas raisonnable de continuer, je ne veux pas me cramer pour la suite de mon été. Je prends la décision de faire demi-tour et je croise rapidement la dame qui est blessée. Elle continue et me propose d'avancer avec elle. Un petit espoir nait en moi, je vais peut-être pouvoir m'accrocher à elle. Je lui dit ok et nous montons. Au bout de 50 mètres elle est loin devant moi. Cela ne fait que confirmer ce que je pense depuis le début de la course, je décide donc d'abandonner pour de bon et de redescendre voir le bénévole. Cependant un bénévole crie d'en haut, il nous dit de monter. Effectivement le sommet de cette bosse n'est pas bien loin. Je monte avec elle et le bénévole nous rejoins rapidement. Il nous dit que sa voiture est en haut et qu'il peut nous ramener. La gentille dame veut continuer malgré son état mais moi je lui fait part de mon envie de stopper ma course. Nous terminons la montée par un passage raide qui m'oblige à poser mes mains par terre, sur les grosses pierres pour monter. En haut, le bénévole me demande si je suis sûr et je lui réponds que oui. Il m'accompagne à sa voiture tout en retirant la rubalise pendant que j'ôte mon dossard. 

L'aventure est terminée. 

Le bénévole me dépose à Valflaunes (milieu de la course) car il doit y voir sa femme passer. Je rends ma puce et mon dossard à une bénévole et je vais attendre la famille de BB qui vient me chercher. Mais je craque, comment peux-tu arrêter un 44km au bout de 9 km ? Je suis déprimée. 

Pas d'Hortus pour moi cette année, pas de montée au Pic Saint Loup, pas d'arrivée à Saint Mathieu. 

Cette arrivée j'en avait tant rêvé. Je l'ai passé deux fois cette arche mais je ne la passerai pas une troisième.  Je me suis entraînée pour, j'étais prête. 
Il y a eu une défaillance mais je ne sais pas d'où elle vient. Je sais qu'elle ne vient pas de mon manque d'entraînement ni de motivation. J'ai pensé à tout ce qui peut expliquer ce carnage : la chaleur (pas habituée après un hiver au Canada), le voyage (je suis rentrée mardi du Canada sur un vol de nuit et je n'ai pas dormi), mes allergies... Mais je ne sais pas, c'était un jour sans. Mon corps ne voulait clairement pas que je lui impose cela. 


J'ai passé mon après midi à pleurer au fond du lit. 
Je suis déprimée et je dois avaler cet échec. 
Ce n'est pas facile. 
Je me remets en question. 
Je remets en question mes objectifs de cet été. 
Je me demande si je n'aurai pas juste du continuer et voir si ce coup de mou passe ou pas. 
Peut-être que je l'aurai terminé. 

Le marathon de l'Hortus est une course magnifique mais cela ne sera pas pour moi cette année. 

Ps : bravo à BB qui termine 22 ème sur le tour du Pic sur quelques 1000 participants et second espoir masculin. Il est fort. 

22 commentaires

  1. Plein de gros bisous, je ne sais pas quoi te dire d'autre, en espérant que tu reviendras très vite sur une course avec ton beau sourire

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    1. Merci Marie ! A J+1 ce n'est pas la grande forme au niveau du mental mais je pense à mes objectifs futurs et j'ai hâte d'attacher un dossard histoire de vite oublier ce mauvais moment..

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  2. Je suis triste... :( :( :(
    Je sais que tu te faisais une joie de cette course... Courage! Comme le dit Marie j'ai hâte de te revoir sous une ligne d'arrivée, le sourire aux lèvres. Les jours sans n'arrivent pas à chaque fois, la prochaine sera la bonne! ;)

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    1. J'espère que ce n'était qu'un jour sans oui ! Avec le recul, je pense que j'ai pris un gros coup de chaud dès le départ + combiné au retour quelques jours plus tôt et au stress ce n'est pas passé.

      Dès le début je m'alimentais mal, j'avais chaud, des picottis dans la tête, mal à la tête et zero force... Passer de 0-10 degrés à +20 avec un grand soleil ne m'a pas fait de bien.

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  3. Fais vite faire des analyses de sang, c'est probablement une anémie pour avoir une FC qui monte vite sans avoir d'énergie...

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    1. Je pense que c'est surtout un gros coup de chaud et de la fatigue accumulée. Je me suis entraînée 3 mois au Canada par -10 degrés jusqu'à +15 donc passer à un 23-25 avec un magnifique soleil comme on a l'habitude dans le sud ne m'a pas fait du bien.
      Je suis rentrée en france le mardi avant la course, je pense que cela y a joué aussi... A vite oublier !

      Mais si cela continue sur mes prochaines sorties, je prends ton commentaire en note et j'irai faire une prise de sang. Merci en tout cas

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  4. J'ai déjà dit ce que j'avais à dire sur cet abandon, et ça arrive même aux plus grands. Courage Aurore, comme les autres commentaires le disent, j'ai moi aussi hâte de te revoir franchir une ligne d'arrivée avec le sourire.

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    1. Merci Elodie, ça fait mal quand même :(

      Je vais devoir passer au dessus. En tout cas j'ai hâte d'accrocher le prochain dossard pour vite oublier cette mésaventure.

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  5. Triste pour toi mais tu auras ta revanche une prochaine fois :)
    Comme dit plus haut, ça arrive même aux plus grands.
    De gros gros bisous

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    1. Merci la pipelette.
      J'ai vu que tu hésites pour le Marathon du MB, es-tu sur ? Tu as été tirée au sort, cela serait dommage de ne pas y aller, c'est rare d'avoir cette chance mais bon si tu es blessée et que tu as mal ce n'est pas la peine... Tiens moi au courant, bisous

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  6. C'est sûr c'est un coup dur, tout coureur a sans doute connu cela une fois...il faut aussi du courage pour savoir s'arrêter à temps, donc bravo pour cela ET pour la préparation! Ce n'est que partie remise! Merci de partager cette belle aventure de la course à pied au travers du blog et bon courage!

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    1. Bonjour Gretel et merci pour ton gentil message.

      Oui c'est une étape à passer et même si c'est douloureux il faut la passer. Ce qui est fait est fait.
      Bonne soirée

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  7. Ça me rend triste de lire ton article. Je sais combien tu tenais à terminer cette course. Difficile d'expliquer ce qui s'est passé mais il vaut mieux écouter ton corps dans l'état dans lequel tu te trouvais. On ne sait jamais ce qui aurait pu arriver si tu avais continué, peut-être des conséquences physiques plus grave qu'on ne peut l'imaginer. Si ton corps t'a dit qu'il ne pouvait pas c'est qu'il y a une raison. Peut-être que tu couves un virus sans le savoir. Ça m'est arrivées des jours pénibles ou je ne comprenait pas ce qui m'arrivait puis 2-3 jours plus tard, soit je combattais un virus ou je tombais malade. Le corps est une bonne machine, si il te disait non c'est qu'il a une bonne raison. Je pense que tu as bien fait d'arrêter et je suis certaine que tu vas te sentir mieux, continuer à vivre ta passion du trail running et réaliser encore beaucoup d'objectifs dont tu ne soupçonnes pas encore l'existence. Il y aura aussi pleins de bonnes surprises, il faut garder le moral.

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    1. Je pense après mure réflexion que c'était un gros coup de chaud dès le début. Dans le sud, quand le soleil tape il ne tape pas à moitié et même à 9h il faisait déjà chaud. Du moins j'avais très chaud, dès le départ du mal à m'alimenter et j'avais des picotements dans la tête avec un mal de tête... Je ne sais pas pourquoi car je me suis bien hydratée la semaine avant et j'ai bu à intervalles régulières. Combiné à cela le stress que je me suis mise car je connais la difficulté de la course et la fatigue du voyage, cela n'était pas très bon il faut croire.

      Merci en tout cas Julie, pour l'instant je vais profiter et courir un peu au feeling et j'espère arriver en forme et terminer le sky marathon du mont albert fin juin

      A bientôt

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  8. J'ai lu ton post et j'ai mal pour toi mais là en effet ton corps n'en voulait pas et tu as pris la bonne décision. Dans la vie ont peut aussi apprendre de ses échecs. Beaucoup de courage à toi et pense a ton prochain objectif ;-)

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    1. Merci Rohny... Il faut aller de l'avant, et je me concentre sur mes prochains objectifs. Je cherche pas mal de rands à faire autour de chez moi aussi pour aller m'amuser en trail. Enfin je compte prendre du plaisir pendant mes quelques vacances ici

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  9. Je comprends que tu sois déçue parce que moi aussi, je détesterais abandonner. Je préférerais arriver dernière que lâcher mais crois-moi que ce petit échec peut s'expliquer par différentes raisons : la différence de climat entre Montréal et la Sud de la France (c'est carrément le choc thermique là !!), la fatigue de l'année universitaire et de ton retour en avion quelques jours seulement avant la date du marathon.
    En tout cas, ne t’inquiète pas, tu feras bien mieux la prochaine fois quand tu seras reposée. Au besoin, fais un petit break histoire de revenir au top de la forme !

    A bientôt !

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    1. C'est dur d'abandonner oui... Ce n'est pas dans mon habitude, mais dès le départ je ne le sentais pas et je pense avoir subi un gros coup de chaud dès le début avec ce soleil !
      Merci en tout cas :)

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  10. Je suis triste pour toi de lire tout ça...
    Ce qu'on peut retenir? "Pas d'Hortus pour moi cette année" CETTE ANNEE.
    Elle t'attend ta revanche ma belle.
    Parfois le corps ne veut pas et on y peut rien ;)
    En tout cas plein d'autres belles courses t'attendent ma jolie. Tu vas te relever ;)
    Bravo à ton chéri!

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    1. Oui je reviendrai sur cette course et je compte bien la terminer ! Avec une préparation plus adéquate (pas au Canada quoi...). Merci en tout cas et à bientôt

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  11. Je n'ai pas lu les commentaires précédents donc je vais peut-être enfoncer des portes ouvertes. Mais oui, la chaleur peut avoir de gros gros effets, SURTOUT si ton corps n'y était plus habitué. C'est une bien fragile mécanique tout ça ... Sur de telles distances, un simple grain de sable et c'est l'effet boule de neige. Je comprends ta déception mais relativise ta responsabilité. C'était juste pas le jour :)
    Allez, en selle !

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    1. Je pense effectivement avoir pris un gros coup de chaud dès le départ car il faisait un bon soleil et bien chaud dès 9h.
      Non effectivement... Maintenant je me concentre sur mes prochains objectifs et je reviendrai sur le marathon de l'Hortus entrainée dans des conditions plus propices à la course.
      Merci

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