Skymarathon


Il reste 2,2 km au panneau avant l'arrivée. BB et Maxime me poussent mais je vais passer au dessus des 10h de course, c'est sur. Je n'ai plus assez de temps et j'alterne marche course même si j'essaye de me forcer à courir. C'est le plus souvent de la descente mais les quelques petites montées qu'il reste me font mal aux jambes déjà bien endolories. J'en suis à 9h48 de course, il me reste 12 minutes pour passer la ligne d'arrivée. 

Mais avant d'en arriver là, revenons au commencement... 

Aujourd'hui j'ai 21 ans et je vais courir le skymarathon du mont Jacques Cartier. Nous sommes le 28 juin 2015, il fait un beau soleil en haute-Gaspésie au Québec. Nous sommes dans le parc national de la gaspésie et je découvre cette région du Québec que je ne connaissais pas du tout. Nous avons fait beaucoup de route pour être là aujourd'hui, plus de 8h. BB a couru le km vertical le vendredi et deux amis français ont fait l'ultra le samedi. Il ne reste plus que moi aujourd'hui sur ce parcours de 44km et 2000mD+. Les jambes ont l'air bonnes malgré le retour au Canada le mercredi et la route. Je suis plutôt en forme et j'ai passé une bonne nuit. Maintenant il ne reste plus qu'à courir. 
J'ai un peu étudié le parcours avant de venir, c'est un aller retour avec l'ascension de deux monts : le Xalibu et le Jacques Cartier. Arrivés en haut du Jacques Cartier, nous faisons demi-tour, direction le camping du Mont Albert. La difficulté réside donc dans la première partie de la course qui ne fait quasiment que monter sur 21km. 


Le départ est donné à 8h. Un dernier bisou à BB avant d'aller me placer sur la ligne de départ et de faire la connaissance de Eric, une personne que je connais par l'intermédiaire de facebook. On se fait un dernier check, une bise et le départ est donné, direction le mont Jacques Cartier. 
Il fait 15 degrés au départ, je suis à la fraiche en t-shirt et je me sens bien. Je me retrouve rapidement dernière avec Maxime - un coureur Québécois à mes côtés -. Maxime parle beaucoup mais il est très gentil et fait de nombreuses blagues. Au bout de 1km nous nous enfonçons dans le premier monotrace dans la forêt. Nous avons 600mD+ et 7km avant le premier ravitaillement. Je me cale sur un rythme qui me convient et nous alternons petites montées et petites descentes. Le sol est très gras et boueux et je me retrouve rapidement avec les pieds trempés et de la boue jusqu'au genou. Le coin est très sympa, nous sommes vraiment dans la foret et je n'entends que le bruit de mes pas accrochant les racines et les branches. De nombreux petits ponts sont mis à la disposition des randonneurs pour ne pas avoir à mettre les pieds dans les petits ruisseaux. 
Je resterai environ 3km avec Maxime avant qu'il n'accélère dans une montée. Je ne le reverrai pas avant le ravitaillement au km 22. Je bouclerai les 4,5 km qu'il me reste toute seule jusqu'au 1er ravitaillement. Lors du briefing, on nous a beaucoup parlé des ours et des caribous qu'il pourrait y avoir sur le sentier. Je suis toute seule au fin  fond de la foret Canadienne et je ne suis pas très sereine donc j'accélère le pas. Les appuis ne sont pas très stables mais c'est correct pour le moment. 

km 8, avant le 1er ravitaillement, crédit photo : Blog de mademoiselle


Je retrouve rapidement BB au ravitaillement. Je fais le plein de la poche à eau car le prochain est dans 14km, au demi tour. Quelques m&m's et je pars, BB m'encourage derrière. Je lui dis que je ne serai pas la avant 8h de course.
La première montée se fait sans encombre, j'avale bien les 4km et 590m de dénivelé jusqu'au mont Xalibu. Le début de la montée est simple, avec peu de cailloux mais cela se complique sur la fin de la montée avec l'apparition de nombreux cailloux et sur les hauteurs d'un pierrier bien sympathique. Je suis contente de le prendre en montée et je ne sais pas ce que cela va donner quand je serai au km 33 ici. Je suis seule depuis un moment mais cela me convient et j'avance à mon rythme. Ma vitesse moyenne diminue mais je le savais de toute façon, je vais rattraper mon retard sur le retour. L'aller jusqu'au mont Jacques Cartier (le point culminant de la course et le demi-tour) sera faite en marche rapide quasiment tout le long.

Crédit photo : ChBourgault, Mont Xalibu

Crédit photo : ChBourgault, Mont Xalibu

En haut du Xalibu, la vue est magnifique et je vois le Jacques Cartier au loin. J'ai devant moi des montagnes à pertes de vue, une immense foret Canadienne comme on se l'imagine. J'en prend pleins les yeux car je ne sais pas si j'aurai la chance de revenir un jour ici. Pas non plus trop le temps de s'attarder, il faut continuer et le parcours descend un peu avant de remonter au Jacques Cartier. Le début de la descente se fait bien même si le terrain est très technique. Il y a beaucoup de racines et aucun moment de répit. On passe sur de nombreux petits ponts, heureusement que le sol est plutôt sec ici, au sinon cela serait la glissade assurée. J'ai un coup de moins bien à cet endroit. Cela fait maintenant plus de 10km que je suis toute seule et nous sommes tellement perdus dans la foret Canadienne que je ne vois jamais personne. Je suis toute seule avec la nature et les bêtes qui en font partie et je ne suis pas tranquille. J'entend grogner à ma gauche derrière des arbres. Est-ce mon imagination qui me joue des tours ? Est-ce que ma peur de me retrouver face à un ours est trop forte ? Je ne le saurai jamais car j'accélère et trace ma route. Je regrette de ne pas avoir une cloche à ours, matériel obligatoire sur ma course en septembre.

Crédit photo : Crazy Passions, km 14

Crédit photo : Crazy Passions

Crédit photo : Crazy passions

Un petit coup de moins bien me prend dans ce "trou" entre les deux monts. Je suis toute seule depuis plus de 10km maintenant et je n'ai plus trop de jus, ni d'envie. Je trouve le terrain très technique et j'ai hâte d'arriver au demi tour. J'ai du mal avec mes appuis, les chevilles se tordent dans tous les sens et ma montre commence à ne plus avoir de batterie. Je vois le temps s'écouler et j'avance de moins en moins vite.

Et là, devant moi...

C'est la grosse surprise ! Un caribou est sur le sentier, dos à moi. Il est tranquillement en train de se nourrir et je suis complètement émerveillée. Autant j'ai peur de tomber sur un ours, autant j'espérais voir un caribou. Celui la possède deux bois et fait la taille d'une grosse vache. Je passe devant un gite perdu au milieu de nulle part et un monsieur m'aide à faire bouger le caribou du sentier. On fait un peu de bruit, on le fait avancer. Puis tout naturellement il sortira du sentier et je pourrai continuer ma route. Une petite photo et je suis repartie. Quelle fabuleuse expérience. C'était magique. Il est chez lui et c'est moi l'étrangère qui se permet de le faire se pousser, mais entre nous, je ne pense pas qu'il m'en veuille. Il en a vu passer des coureurs avant moi.

Crédit photo : Blog de mademoiselle


Crédit photo : ChBourgault

Mais il faut repartir et le sentier est toujours aussi technique. Le premier de la course me croise en venant de l'autre sens. Il va mettre environ 5h je pense selon mes calculs. Puis le second me double, le troisième... La première femme. J'ai droit à de nombreux encouragements, des "lâche pas", "tu es bonne" "c'est bon là". Cela me permet de reprendre un peu du poil de la bête et d'avancer.
C'est ainsi que je me retrouve plus vite que je ne le pense au pied de la montée pour le Jacques Cartier et nous avons la chance de traverser un nouveau pierrier en guise de montée, celui-ci beaucoup plus technique que le premier. Pas trop le choix de toute façon et c'est parti, je m'accroche aux pierres et je monte comme je peux, évitant au maximum de poser mes pieds dans les trous. Au bout de quelques mètres, je n'ai plus d'idée d'où je suis. Le balisage sur l'ensemble de la course est mauvais et impossible de trouver les drapeaux roses. Je décide donc de suivre les kairns qui me donnent le bon chemin. Je croise la 4eme féminine qui me dit de suivre les sculptures, elles m'amèneront au sommet.

Crédit photo : ChBourgault

Je tombe rapidement sur le fameux passage dans la neige. Cette dernière est toute molle et glisse beaucoup, il n'est pas facile d'avancer. A la sortie de la neige, un petit sentier nous amène au pied de la montée au Jacques Cartier, elle aussi se fait dans un pierrier. Je croise un nouveau caribou qui me regarde. Je marche et il tourne la tête, étant plus intéressé par sa nourriture que par moi. J'arrive au sommet du Jacques Cartier et la vue qui m'est offerte est splendide, comme au mont Xalibu. Je suis au km 21 et toujours pas de ravitaillement. Il était en réalité 1km plus loin, dans une descente. Je croise Eric et Maxime qui m'encouragent et j'arrive au ravitaillement après 5h20 de course. C'est énorme, il me reste 4h30 pour terminer la course. Il n'y a pas grand chose à manger et je repars rapidement, ne voulant pas encore plus perdre de temps. Je profite d'être sur les hauteurs dégagées pour écouter la musique un peu.

Maintenant il faut faire le même chemin, dans l'autre sens...


Je me dis que je suis quasiment sûr de terminer maintenant même si je ne serai peut-être pas dans les temps. Le prochain ravitaillement est au km 36 et impossible d'abandonner avant tellement nous sommes perdus en pleine montagne. Un petit sourire s'étire sur mes lèvres et je reprends des forces et de la confiance. Je prend un Fruit3 à la caféine qui me fait un bien fou et qui me booste. Je suis beaucoup plus en forme qu'au début, je me suis économisée sur les 22 premiers km pour être en mesure de terminer en courant.
Je descend le pierrier du Jacques Cartier bien plus vite que je ne l'ai monté et je me retrouve rapidement dans la neige. En ligne de mire, un groupe de 3 personnes dont Maxime, Carole de Crazy passions et une troisième personne. J'avais 2km de retard et je l'ai bien rattrapé dans cette première descente ! Je les double après la neige, ils sont un peu plus en difficulté que moi dans ce pierrier avec leurs bâtons. Pour cette course, j'ai préféré ne pas en prendre, le terrain est trop technique. Maxime m'accroche et on part tous les deux, il en a encore beaucoup sous le pied.
Quand à Eric il s'est perdu et est derrière nous. J'arrive au pied du Jacques Cartier fraiche et je cours quasiment tout le long dans le trou entre les deux monts. Nous croisons un concurrent qui ne se sent pas bien du tout et nous lui proposons de rester avec lui. On fera quelques km ensemble avant de se faire rattraper par le groupe de derrière. Je l'encourage à se nourrir et à bien boire et il se cale derrière moi pendant ces quelques km. On ne le laisse pas seul, le groupe de derrière arrive.
A un point d'eau naturel, un petit ruisseau, je remplis mon camel back et boit dans la bouteille de Maxime. L'eau est tellement bonne et je n'ai pas été malade du tout. Elle est tellement claire et 100% naturelle. C'est vraiment la découverte ce trail.

On marche d'un bon pas avec Maxime dans la montée vers le Xalibu, il se cale sur mon rythme qui est plus que correct à mon niveau. J'ai mon niveau d'énergie au max et je me sens super bien. Je sais que je vais voir BB bientôt et cela m'enchante. C'est trop long 28 km sans voir personne. Eric nous rattrape dans la montée et nous nous retrouvons rapidement au sommet du Xalibu. Maintenant il faut descendre et Maxime et moi passons la seconde. Il est devant moi au début et je passerai devant après. On court dès qu'on peut dans cette descente, il nous reste environ 4km avant le ravito et cela fait du bien de se dire que la course est bientôt terminée. Le sentier est un gros chantier et comme sur le reste de la course, il faut être très attentif.


Nous passons la rivière et je dis à Maxime que le lac aux Américains n'est plus très loin avant de voir le panneau 1km. BB m'attend là et j'ai trop hâte.

Je retrouve BB...

Je retrouve BB au km 36, 1km avant le ravitaillement. Il nous encourage avec Maxime et nous nous rendons rapidement au ravitaillement. Je ne prend pas grand chose car il me reste 1h30 et 8km à faire pour passer la ligne d'arrivée en 10h. Cela va être tendu. BB me dit qu'il va m'accompagner sur ces 8 derniers km et je suis très contente. Je m'engage sur ce monotrace boueux, BB et Maxime sur mes talons. Je marche dans les petites montées et j'essaye de courir dans les descentes, il y a 600mD-. BB et Maxime m'encouragent et me disent que c'est ma fête et qu'on m'attend pour les cadeaux. Je pêche un peu dans cette dernière partie et j'ai du mal à relancer.

Crédit photo : Crazy passions, km 36

Crédit photo : BB

Il reste 2,2km...

J'ai une barre à la poitrine qui me fait comme un point de côté. J'ai mal aux pieds et aux chevilles. J'ai de la boue de partout et je me suis irritée contre une pierre dans la descente. Cela me brule avec la transpiration. J'ai mis ma casquette à l'envers pour éponger seulement car il n'y a plus de soleil. Mon sac à dos est lourd, mes épaules sont tendues et j'ai mal à la nuque à force de regarder le sol. Mais le panneau indique 2,2 km. Cela fait maintenant 9h45 que je cours et je n'aurai pas les 10h.
2,2 km ce n'est rien mais c'est énorme. J'alterne marche-course et je prend mon ipod, la musique à fond dans mes oreilles. Je me force à courir car la fin est proche. Maxime s'est envolé vers la ligne d'arrivée et la passera en 9h59, tout comme Eric. Je suis donc avant dernière maintenant.
BB m'encourage et j'essaye de ne pas lâcher mais qu'est-ce que c'est dur. Je n'ai plus d'énergie, j'ai tout donné aujourd'hui sur ce parcours si exigeant. Mon enfer au paradis. L'amour ou la haine pour ce sport, je suis incapable de dire ce que je ressens à ce moment-là.

La ligne d'arrivée est proche. Nous rattrapons la route et je croise Matt - le directeur de la course - les bras levés qui me regarde en souriant. Je lui souris en retour et je comprends. Je vais le terminer. Je vais terminer ce skymarathon du Mont Jacques Cartier. C'est ma revanche sur le marathon de l'Hortus arrêté au bout de 9km il y a un mois et demi. C'est ma revanche sur l'OCC que je n'ai pas terminé. C'est ma course, c'est la plus belle course que j'ai pu faire et la plus dur. J'ai réussi et je suis fière. J'ai la ligne d'arrivée devant moi et j'accélère et lâche mes dernières forces pour écraser ce tapis que j'attendais tant ! On me souhaite bonne fête, on m'applaudit et me donne ma médaille.
Elle est tellement belle et je l'ai tellement mérité. J'ai envie de pleurer mais je suis tellement heureuse que je n'en suis pas capable. J'ai les jambes qui tremblent, j'ai besoin de m'assoir un peu.

C'est fait, je l'ai terminé. Je suis finisher du skymarathon du Mont Jacques Cartier, sur les 66 personnes en course. En 10h04 pour 44km et 2000mD+. 



Avec Eric au centre et Maxime à droite

Je n'ai pas eu beaucoup de courbatures après la course, comme quoi l'entrainement en amont à payé. Je termine sans aucun bobo si ce n'est un ongle un peu violet et des chevilles un peu fatiguées. Nous avons beaucoup marché la semaine suivant la course et tout allait bien si ce n'est les jambes lourdes. 
La tête est en forme et a déjà envie de recommencer. Vivement l'UTHC. 
Un grand merci à BB pour l'accompagnement comme d'habitude, à Maxime pour le chemin parcouru ensemble et à Eric pour cette belle rencontre. 
J'ai beaucoup appris aujourd'hui sur moi et mes capacités et cela m'aura au moins permis de prendre confiance en moi. J'en ai pris pleins les yeux, le Canada est un pays magnifique. 
Merci aux photographes de la course que j'ai crédité, c'est grâce à eux si nous avons de beaux souvenirs de l'UTMA. 
Je vous recommande chaudement cette course qui vaut le déplacement. Un trail sauvage et très technique dans l'arrière pays Canadien. 
Merci pour votre soutient sur Facebook, le blog et instagram. Vous êtes une source de motivation ! 


A très bientôt pour le semi marathon de San Francisco !

video
La vidéo de mon arrivée, un beau souvenir que je vais garder précieusement 

11 commentaires

  1. Félicitations Aurore, mais aussi merci de partager ce trail avec nous! On prend beaucoup de plaisir à te lire et les photos sont superbes. Qu'est ce que ça doit être impressionnant de se retrouver presque nez à nez avec un caribou... Bon j'avoue que pour les kms parcourus en forêt toute seule j'aurais bien flippé...
    En tout cas, encore une fois félicitations!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci Aurélie ! C'est vrai que je n'étais pas sereine même si normalement un caribou n'attaque pas, j'avais plus peur des ours qu'autre chose. C'était vraiment un beau moment en tout cas cette rencontre au détour d'un sentier.
      Merci de ta visite et à bientôt

      Supprimer
  2. Bravo Aurore, contente que tu aies franchi la ligne d'arrivée. Je pense que cette course t'as permis d'évaluer ton niveau autant physique que mental. Je te dis à bientôt pour de nouvelles aventures ;)

    RépondreSupprimer
  3. Bravo, félicitation et très beau compte rendu ! Je suis tombée un peu par hasard sur ton blog et je suis en admiration devant ta détermination ! J'adore la montagne, les randonnées, le trail m'attire un peu mais ça à l'air tellement dur !! Mais quand je vois des personnes comme toi c'est vraiment motivant ! Encore félicitation !!

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Bien le bonjour Madmoizelle, je te conseille de te lancer dans le trail, surtout si tu aimes la montagne et la randonnée. Un peu d'entraînement et ça roule.
      Merci en tout cas et à bientôt

      Supprimer
  4. Punaise, ça fait à peine 2 mois que je ne suis pas venu et c'est ouf toutes les courses auxquelles tu as participé !
    A te lire on sent que le Skymarathon du Mont Jacques Cartier est le plus beau défi que tu as relevé. Bravo ! Tu as une solide expérience qui te sera profitable pour les prochaines. Attention toutefois à ne pas trop en faire ;)

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Oui, je suis rentrée 1 mois et demi et je me suis fait plaisir sur les petites courses de ma région, entre 10-20km max donc c'était tranquillement :)
      Merci, j'ai beaucoup apprécié cette course malgré la difficulté. Ca restera un beau souvenir.

      J'essaye de rester raisonnable (2-3 gros objectifs cette année), je suis en vacances pour 1 mois et je ne cours pas trop en ce moment... Je fais de la récup passive on va dire. Mon dernier objectif de cette année est un 65km mi septembre (Mais roulant), après repos. Cela sera déjà pas mal pour cette année.
      Et toi, t'es tu trouvé un objectif de fin d'été en remplacement de l'UTMB ?
      Merci de ton passage en tout cas,

      Au plaisir
      Aurore

      Supprimer
    2. Rien de prévu avant début septembre et le Trail des 6 Burons dans le Cantal que je vais découvrir, un 65 km plutôt roulant.
      Bon repos !

      Supprimer
  5. Wow, Aurore, c'est géant, je suis tellement contente pour toi, toute une revanche sur le marathon de l'Hortus. Je connais la Gaspésie et le Mont Albert, c'est une parcours très très dur ! Félicitation et on se voit à l'UTHC, ce qu'on va avoir du plaisir !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Merci Julie ! On se voit à l'UTHC... et au XC de la vallée ;)

      Supprimer