Ultra trail Harricana 65km


Ma première longue course, considéré comme un ultra (pour ultra marathon) au Québec. Je ne le classe pas dans cette catégorie mais je considère qu'au dessus de 60km, cela en devient une course longue distance.
Je me suis inscrite à l'UTHC 65km il y a quasiment un an - en octobre 2014 -. Je voulais me trouver un nouvel objectif pour cette année à venir, surtout après l'échec cuisant de l'OCC. J'ai directement pensé à l'UTHC, une course certes plus longue mais avec moins de dénivelé. En plus cette course est bien placée et marque un peu la fin de la saison de trail au Québec. Tout le gratin Québécois sera sur place, c'était donc vraiment l'occasion d'aller y faire un tour. Nous nous sommes inscrits avec BB et j'ai axé mon année et ma préparation sur cet objectif. Je me suis inscrite au marathon de l'hortus que je n'ai pas terminé, au skymarathon du Mont Jacques Cartier que j'ai terminé et au XC de la vallée que je n'ai pas non plus terminé. Après deux DNF cette année sur 3 courses, je ne partais pas sereine du tout sur l'UTHC avec un gros manque de confiance en moi. 

Malgré le manque d'entraînement cet été, je suis déterminée à prendre le départ et à aller le plus loin possible. C'est ainsi que je me retrouve un samedi 19 septembre à me réveiller à 4h du matin pour aller prendre la navette jusqu'au départ. Le stress est bien présent, autant pour BB que pour moi surtout que BB souffre depuis un mois d'une douleur au genou qui l'empêche de courir plus de 5km. Mais il veut quand même prendre le départ et il a raison.
La navette nous dépose vers 6h15 au départ qui est donné au parc des Hautes-Gorges de la Rivière Malbaie. Il ne fait pas très chaud et je garde ma veste jusqu'au dernier moment, quand il faut rendre le drop bag avant le départ. Sebastien Chaigneau est ici pour donner le départ, nous lui avons parlé hier et il est vraiment très gentil. On a un peu discuté de ses problèmes de santé et de son UTMB 2015.
Avant le départ, j'ai eu l'occasion de faire la connaissance de plusieurs personnes : @sebmarko tout droit venu de France pour la course avec sa femme Québécoise, @marqui_ta que je suis sur instagram... J'ai aussi pu revoir Lawrence et sa femme de Xact nutrition (un grand merci à eux pour les barres qui m'ont fait avancer tout au long de la course ! ). J'ai rencontré Joan Roch pour la première fois et Florent Bouguin, deux champions.



A 6h55, Seb Chaigneau donne un petit mot d'encouragement aux coureurs. "Profiter" "se faire plaisir" et "se battre contre soi même" sont les mots que j'ai retenu. Un dernier bisou et câlin à BB et le départ est donné à 7h, direction le centre de ski du mont Grand Fond, direction l'arrivée 65km plus loin... 
BB s'envole et moi je reste en arrière, je me retrouve rapidement dernière d'ailleurs mais je le savais et cela ne me dérange pas. Les deux premiers km sont du faux plat descendant sur la route, c'est facile et c'est l'occasion de gagner un peu de temps sur le reste de la course. Je tourne aux alentours de 8,5 km/h, je ne veux pas me cramer non plus, cela serait dommage. Les falaises des Hautes Gorges sont vraiment magnifiques avec le soleil levant en fond. On traverse un pont au dessus de la rivière et on s'enfonce dans un sentier relativement large, sans trop de cailloux et vallonné. Les 8 premiers km de la course se font sur ce sentier et j'en profite, je cours avec le son de ma cloche à ours qui me donne le rythme. Cela me rassure de l'avoir car je suis toute seule et nous sommes dans la foret boréale, repère de l'ours noir. Les 8 premiers km se passent donc relativement bien, c'est roulant et dégagé. Je passe au km 8 au bout d'une heure. Après cela, un demi tour nous fait face et je m'enfonce dans la foret. Cet endroit est magnifique, l'herbe au sol est tellement verte, le chemin n'est pas large et avec tous ces arbres autour. La photo ne rend pas hommage au lieu, c'était vraiment à part, une magnifique petite clairière. 


Je me régale et j'en prend pleins les yeux, c'est aussi ça le trail ! Du km 8 au premier ravitaillement au km 22, c'est la partie la plus exigeante de l'UTHC 65km. Le sentier est étroit, vaseux et en montée une bonne partie du temps. Après ce magnifique petit coin au km 8, on prend un monotrace qui longe la rivière et qui n'est pas encore trop technique. Je me régale encore ici et 10km sont déjà passés. D'ailleurs, chaque km est marqué par un panneau indiquant le nombre de km à parcourir. 
La rivière, le lever de soleil, le terrain pas trop technique et encore roulant, je ne demande rien de plus. Cependant, toutes les bonnes choses ont une fin. 




Je m'attaque ensuite à la première montée qui est relativement facile malgré un terrain technique. Du moins, quand je dis facile, je veux dire qu'elle n'est pas trop raide et elle passe franchement bien comparé à des montées dans les Alpes par exemple. Elle passe bien mais elle est longue car elle traine sur plusieurs km et elle est technique : des racines, pas mal de boue, des cailloux qui glissent... Il faut s'armer de patience pour atteindre le premier ravitaillement. Je marche sur un bon rythme, je maintiens une moyenne de 5 km/h alors que la barrière horaire demande 5,5 km/h. J'aviserai en fonction plus tard, au km 47 et 53 (au niveau des barrières horaires). Vers le km 14, on passe près d'un lac, on a de l'eau jusqu'aux cuisses. Ca rafraichit mais cela m'embête un peu d'avoir les pieds tout mouillés. C'est ici que le premier coureur du 125km va me doubler, avec plus de 45 minutes d'avance sur le second. Je continue ma route, mon rythme ne diminue pas malgré la marche, je maintiens mon 5 km/h. Je me fais piquer par une bête par dessus mon t-shirt à manches longues et elle s'attaque après à mon visage. Je retire mon buff en panique pour essayer de la faire partir mais elle s'acharne. Après un bon combat de 3 minutes, elle décide enfin de partir et moi je suis bloquée dans la boue, jusqu'au genoux. Je m'extirpe de là je ne sais comment et je continue. 




Je me devais de prendre une photo devant ce panneau. Plus qu'un marathon

Les km défilent et mon moral joue un peu au yo-yo. Ma cloche à ours fait un peu de bruit, ce n'est pas plus mal car cela fait plus de 15 km que je suis toute seule. Je sors enfin de cette partie technique vers le km 19. Alors que le second m'a doublé il y a un petit moment, le 3eme du 125km - Florent Bouguin - me double. Il me demande comment ça va, je lui retourne la question. Je l'aide à attraper sa gourde et il me dit qu'il reste 3 km sur ce chemin large avant le ravito. Il marche lui aussi sur ce faux plat montant, il n'a pas l'air très en forme. Il abandonnera au ravitaillement juste après. 
J'alterne marche-course dès que je peux et cela fait du bien de retrouver un sentier large et plutôt roulant. C'est ainsi que j'arrive au premier ravitaillement au km 22,5. J'entend BB me dire "allez Aurore" et ce n'est pas bon signe. S'il est encore ici, c'est qu'il arrête, s'il arrête c'est parce qu'il a mal. 
Je suis triste pour lui mais cela me fait plaisir de le voir et de voir qu'il est raisonnable. Je sais qu'il pourra prendre sa revanche et que soigner son genou est le plus important. Il m'encourage, m'aide à remplir ma poche à eau, je mange un petit peu et je lui dis que je suis en retard sur la barrière horaire mais que je vais continuer. 
Il m'encourage et je quitte le ravitaillement, direction le prochain à 41 km. 

Ravito 1 


3 kilomètres m'attendent dans le bois, comme les précédents. Le terrain est technique à souhait, ça monte et ça descend, j'ai les pieds dans la boue. Je suis soulagée de récupérer une route forestière au bout. Je passe sur le tapis en 5h17 pour 25,5 km. Je maintiens toujours mon rythme de 5km/h. Après cette route je m'enfonce à nouveau dans la foret mais sur un sentier moins technique. Rapidement j'atterris en bas de la prochaine côte de 3km. La montée est en fait un faux plat montant sur 3km et je craque un peu à ce moment là, c'est long et je ne peux pas courir. Le 4eme me double et je le connais. On s'encourage mutuellement et il continue sa route en marchant, tout comme la 5ème et le 6ème. On marche un peu tous à cet endroit, sauf qu'eux ont plus de 80km dans les jambes. Je commence à ressentir une douleur derrière mon genou, une douleur que je connais car j'ai eu la même sur l'OCC l'an dernier. Mon genou commence à me tirer. En haut de ce faux plat montant, une longue descente nous attend pour atteindre le prochain ravitaillement. Cette descente est facile, c'est un chemin forestier large et sans cailloux. Cependant, il est 2h de l'après midi et il fait bien chaud en plein soleil. Je met ma visière car je commence à cramer sérieusement. Je rattrape un peu mon retard et je remonte ma moyenne mais je commence à alterner marche course à cause de mon genou alors que j'aurai pu courir tout le long de cette descente. Je trouve ça pas mal long quand même jusqu'au ravito surtout que je suis en train de cuire comme une écrevisse. Je vois les km défiler et je passe au kilo 40 en 7h45 ! Yeah, petite victoire personnelle de passer au km 40 sous les 8h ! Le ravito est proche et je l'atteins rapidement au km 41. J'ai droit à de nombreux encouragements, je demande à un secouriste de me mettre du tape derrière le genou mais il ne sait pas trop comment faire et avec la boue, le tape n'aura pas tenu bien longtemps. Quand j'arrive je suis surprise car je vois Roxanne - l'organisatrice de l'UTMA, la course que j'ai fait fin juin, j'ai ensuite dormi chez elle après la course et nous avons passé deux soirées ensemble - mais je vois aussi Stephane, un coureur du skymarathon du Mont Jacques Cartier. Nous avons terminé presque en même temps sur la course fin juin. Ils m'annoncent qu'ils sont les fermeurs du 65km et qu'ils vont me suivre à partir de maintenant. C'est super après plus de 40km toute seule. 

Photo : Stephane

Le directeur du ravitaillement me demande si je veux arrêter car je suis bien en dehors des barrières horaires du prochain ravito. Je lui dis que je veux continuer et que si je me fais arrêter, cela sera à cause des BH et non d'un choix personnel. Il appelle le directeur de course qui est au prochain ravito et ce dernier lui répond que je peux continuer et qu'on avisera quand j'arriverai. J'ai "le cul entre deux chaises" comme on pourrait le dire, car je continue mais je ne sais absolument pas si 7km plus loin je vais être stoppée ou pas. Je reprend des forces au ravitaillement, je mange de la pastèque, de la banane, des gnocchis et je reprend la route avec mes amis les fermeurs. Environ 3km de montée nous attendent, suivi d'1 km au sommet puis de 3km de descente avant d'arriver au prochain ravitaillement. Cette partie me rappelle les 20 premiers km, techniques à souhaits. La montée est pas mal raide et longue et j'ai de plus en plus de mal à marcher correctement avec mon genou. Je ne suis aussi quasiment plus capable de courir dans les descentes et je trottine quand ce n'est pas trop raide ou trop technique. Les fermeurs me suivent, ça papote et cela me change un peu les idées. Il ne faut pas se mentir : à partir de ce moment là j'ai subi jusqu'à l'arrivée. Mais il était hors de question pour moi de m'arrêter, même à cause d'une douleur. Cette partie sera longue et j'arrive au prochain ravitaillement, km 47,5 bien en dehors des barrières horaires. Je regarde la bénévole qui ne me dit rien alors je répond : 

"je peux continuer ?" 
" C'est comme vous voulez. Vous préférez abandonner ?" 
"Non mais le cut off..." 
" le directeur de course laisse passer car il y a encore des coureurs derrière vous" 

Crédit photo : Karine Maltais, km 47,5

Crédit photo : Karine Maltais


km 47,5. Photo : Roxanne. 

Je danse la samba intérieurement malgré un genou qui commence vraiment à me lâcher. Je boîte et il reste 15km mais impossible de s'arrêter maintenant alors que je sais qu'on me laisse terminer la course. Je préviens BB que je vais continuer et je prend le temps au ravito. Je me pose, je mets de la crème anti frottements car j'ai de belles ampoules qui commencent à se former. Je mange du fromage, de la pastèque, de l'orange, de la banane... je fais le plein d'énergies car il reste une dernière montée. Le prochain ravitaillement est dans 7km, au sommet de la montagne noire, de la dernière montée. 
Je demande aux fermeurs si cela ne les dérange pas si je continue car je vais marcher les 15 derniers km et ils me disent que c'est ok, alors je repars avec eux sous les applaudissements des bénévoles. 

J'ai du mal dans la dernière montée, je commence à ne plus avoir de force, je vais bientôt biper les 50km sur ma montre et je suis fatiguée après plus de 10h de course. Roxanne et Stephane le voient, ils m'encouragent, ils parlent et ils me cherchent même des bâtons pour m'aider à monter. On me propose même de porter mon sac, c'est pour vous dire comme je suis bien entourée. 

Photo : Roxanne

Photo: Roxanne

Ma vitesse en km/h diminue fortement, je dois faire du 3km/h, à peine mais je ne peux pas aller plus vite. Je suis au bout du rouleau. Le vent se lève, le soleil se couche et il va bientôt faire nuit. On passera d'ailleurs en mode nuit au prochain ravito. Plusieurs coureurs du 125km nous doublent et ont un regain d'énergie assez impressionnant. Je marcherai jusqu'au prochain ravitaillement et je ferai plusieurs pauses dans la montée. Vers la fin de la montée, le sol est plus agréable. Il est tout mou, j'ai l'impression de marcher sur des chamallows. C'est plutôt agréable et le coin est très beau. Enfin, on récupère une route accessible aux voitures, en descente. J'ai encore plus mal au genou et je marche comme une pendule. Je m'appuie sur les batons mais c'est vraiment dur. Au bout de 2km de route, nous arrivons au dernier ravitaillement alors qu'il fait nuit. Le médecin vient me voir et me demande où j'ai mal. Il dit que poser un tape n'atténuera pas la douleur mais il me masse un peu le mollet. Aie aie aie qu'est-ce que j'ai mal, mais cela me fait un peu du bien. Je me sens comme une princesse à ce ravitaillement car tout le monde est autour de moi, à me demander ce que je veux. J'ai un peu mal au coeur et envie de vomir donc je prend juste deux morceaux de pastèque. 
C'est le dernier ravitaillement de la course. Il me reste ensuite 8 longs km de descente jusqu'à l'arrivée dont 2km en sous bois. 

Crédit photo : Raphael Desbonnet, dernier ravito

Crédit photo : Raphael Desbonnet, dernier ravito


On passe en mode nuit avant de partir car on y voit franchement rien dans ces sous bois et on repart du ravitaillement, direction la ligne d'arrivée. Les 2km en sous bois passent plutôt bien, le massage m'a fait un peu de bien et les descentes ne sont pas raides, c'est bon pour mon genou. Ce sont d'ailleurs les derniers km de la course en sous bois. 
Mais je suis dans le dur. Je me suis mise en mode automatique surtout quand nous avons récupéré la route au bout de ces 2km. Elle descend, la douleur au genou me tape sur le système, j'ai super mal et je suis au bout du rouleau. Il y a des cailloux, je n'avance plus et je prend souvent des pauses. On essaye de trouver une solution avec Roxanne et Stephane pour atténuer la douleur. Stephane me prête sa genouillère de compression qui m'allège un peu. Je crois que ces 8 derniers km ont été les plus longs de ma vie ! 

Nous quittons la route et nous retrouvons une piste du Mont Grand Fond. Le sol est à nouveau boueux et les fermeurs passent devant pour me donner la direction. Je ne parle plus, je ne pense qu'à la douleur de mon genou. J'ai tellement hâte d'arriver. On passe le panneau "3km", on passe le panneau "2 km" et on passe le panneau "1km". J'ai les yeux qui se remplissent de larmes, on entend la musique de l'arrivée. Je prend une photo devant le panneau 1km. BB m'appelle pour me demander où je suis, je lui répond "je suis devant le panneau du 1km, j'arrive". Le pauvre, je lui avais dit 3h30 pour parcourir les 17 derniers km, j'en ai mis 5. 


Les émotions s'entrechoquent sur ce dernier km, je reprend un peu du poil de la bête et je met ma douleur de côté. Je n'arrive pas à croire que je vais terminer l'UTHC 65km, mon objectif de l'année, LA course de l'année. Je me met à pleurer en silence, je suis soulagée d'en avoir terminée. On discute avec les fermeurs et la ligne d'arrivée arrive plus tôt que je ne l'avais prévu après une dernière petite bosse. Je jette les bâtons sur le côté et je me mets à trottiner malgré la douleur.

Je ne me rappelle plus trop de ce qui s'est passé sur ces 300 derniers mètres. J'ai entendu les gens crier et encourager, j'avais mal au début et beaucoup de mal à courir correctement puis ma foulée s'est agrandie et la douleur au genou a comme disparue. Elle s'est envolée, comme par magie. Elle m'a laissé tranquille le temps de l'arrivée, le temps que je profite de mon arrivée. Je vois l'arche, je vois les lumières. Les spectateurs eux ne doivent voir que la petite frontale bouger dans le noir, BB ne doit pas savoir que c'est moi.
Elle se rapproche cette ligne d'arrivée et mes larmes coulent de plus en plus. Je ne sais pas comment, je me retrouve avec Sebastien Côte, le directeur de la course à mes côtés pour finir. On passe un premier tapis mais il me dit d'aller au second. Je continue, je pleure trop fort mais je la passe cette ligne d'arrivée et je m'effondre dans les bras de BB en pleurs. Je lui dis que j'ai tellement mal au genou. Mais c'est contradictoire car je suis tellement heureuse. Je viens d'en terminer après 14h45 de course pour 65km et 1600mD+.

Avec Sebastien Chaigneau


Avec BB et le directeur de la course, Sebastien Côte. Photo : Lawrence, Xact Nutrition

Avec BB

De nombreuses personnes me félicitent, on me remet cette magnifique médaille. Lawrence et ses enfants viennent me voir, Joan Roch vient me voir, Sebastien Chaigneau aussi. Il a été tellement gentil avec moi, il m'a demandé comment j'allais, m'a fait un câlin, m'a même proposé de prendre une photo avec le photographe de Grand Trail. Il m'a aussi donné un petit conseil de récupération.
Le directeur de la course vient me voir, il me félicite. Je lui dis que je n'aurai jamais pu passer avec les BH et que sa course est magnifique. Il me répond qu'il sait comment je me suis entraînée dur pour terminer, je suis "très bavarde sur les réseaux sociaux" (héhé oui :P). Je le remercie encore et je vais m'asseoir 5 minutes avec BB qui prend soin de moi.
Trop d'émotions, trop de sentiments, j'ai eu ma dose aujourd'hui. Je ne m'en croyais pas capable mais je l'ai terminé, j'ai terminé ma première longue course en trail. Après l'échec de l'OCC l'an dernier, c'était une folie de s'inscrire sur une course de 10km plus long mais je l'ai terminé. Malgré un genou en carton, malgré des doutes... J'y suis allée et j'ai terminé, c'est tout ce qui compte !
Je termine dernière, 194/239 au départ et 38 ème femme sur 46 au départ.
J'ai complètement explosé sur la fin de la course, je suis passée au km 40 en 7h45 et j'ai terminé en quasiment 15h. Je vous laisse faire le calcul pour les 23 derniers km. Je les ai bouclé en 7h.

Après 2 DNF cette année sur des grosses courses et un seul finish sur L'UTMA, je ne pensais vraiment pas pouvoir terminer cet UTHC. Je termine en très mauvais état avec un genou très abimé qui va avoir besoin de repos mais je termine. Un genou cela se soigne, la fierté d'avoir terminé c'est éternel...

Encore et toujours merci à BB qui est là, qui croit en moi (malgré m'avoir dit après la course qu'il ne pensait pas que j'allais y arriver, je sais que tu crois en moi et que tu es tout le temps derrière moi à me soutenir, je n'ai besoin de rien de plus). Ses gentils messages pendant la course, son "tu as un mental de fou Aurore" après, il est au petits soins pour moi car je ne peux quasiment pas marcher à J+2.
Un grand merci aux fermeurs, Roxanne et Stephane, sans qui je n'aurai peut-être pas terminé. C'était vraiment sympa de partager ces 23km avec vous.
Merci pour vos nombreux messages d'encouragements et de félicitations sur Facebook et instagram. Vous êtes une véritable source de motivation.
Je suis tellement contente d'écrire ce récit et de terminer ma saison de trail sur une bonne note, sur un beau récit.
Oh et j'ai eu beaucoup de #quicherunpower en moi en ce jour !!

Qu'est-ce qui se pointe à l'horizon ?
Maintenant que j'ai terminé, j'ai acquis mon point UTMB et je vais pouvoir tenter le challenge Traversée - OCC l'an prochain (60km et 4000mD+ et 53km et 3300mD+). Je vais pouvoir peut-être la finir cette fameuse OCC qui m'obsède depuis 2 an maintenant. L'an prochain je compte rester sur ce type de format - 40 à 65 km -, je commence à acquérir une bonne endurance sur 40km mais c'était un peu juste sur 65, c'est à développer.

A très bientôt les amis !


26 commentaires

  1. Félicitations Aurore! pour la course et pour l'article. J'ai bien aimé cette phrase "Un genou cela se soigne, la fierté d'avoir terminé c'est éternel", c'est vrai. Maintenant soigne bien ton genou et tu connaîtras d'autres victoires comme celle-ci. Je suis admirative de ton parcours.

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    1. Merci Aurélie pour ton gentil commentaire et merci de ton passage. Mon genou va déjà beaucoup mieux après une semaine un peu rude !
      Bonne semaine :)

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  2. Bravo Aurore ! médaille de la #quicherunpower !

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  3. Un énorme bravo. J'ai adoré lire ton petit récit de course. Cela motive et encourage :)
    Prends le temps de bien te reposer maintenant.

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    1. merci Madmoizelle, si cela peut donner un peu de motivations aux gens pour se lancer dans des défis, tant mieux :)

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  4. Et bien Mistinguette, je n'ai qu'un mot à te dire : "BRAVO" !!! Tu as fait preuve d'un grand courage, mais ça, je savais que tu en avais. Un gros mental aussi. C'est clair que tu es encore juste pour ce type de course, il faudrait que tu puisses t'entrainer plus sur ce type de tracé, il faudrait faire plus de sorties longues et travailler ta vitesse. La bonne nouvelle, c'est que tu as une belle marge de progression devant toi. Mais comme je te connais un peu maintenant, je sais que ta volonté te fera aller au bout de tes rêves, à plus ou moins longue échéance mais tu y arriveras. De la petite nénette qui débutait le trail avec qui j'ai dîné un soir d'été à Avignon il y a près de 2 ans, tu es devenue une vraie guerrière, je suis fier de toi! Ton récit m'a aussi ému, j'ai vécu avec toi cette fin de course terrible dans la douleur. Et tes mots font parfaitement ressortir les valeurs du trail que l'on défend tous : solidarité, échange, partage, défi, beaux paysages, découverte,... J'ai beaucoup aimé ton récit. Continues sur ta lancée et je te donne rendez-vous au plus tard à Chamonix fin Août, chacun pour nos propres défis! Je t'embrasse Mistinguette (et je donne un bonne poignée de main à Baptiste). Remettez-vous bien tous les 2 et à bientôt.

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    1. Et moi qu'un mot à répondre : MERCI !

      Comme tu dis, je manque d'entraînement pour ce type de distance et je compte sur cette fin d'année pour bosser la vitesse avant de me remettre à de l'endurance d'ici le début de l'année prochaine. Ca commence à venir sur format marathon mais c'était un peu juste pour ce format. C'est à travailler et avant de monter, je préfère faire une autre année sur ce type de format pour me sentir plus à l'aise et en confiance.
      Et même si mon objectif est de faire de l'ultra d'ici quelques années, je sais que je dois passer par quelques paliers encore, je ne veux pas trop sauter les étapes. :) !

      En tout cas encore merci pour ton commentaire, je suis très contente de ma course, cela me rassure un peu pour l'OCC même si je vais devoir bosser la vitesse maintenant et réussir à la maintenir sur du "long". J'ai hâte de te voir fin août à Chamonix, même si c'est dans un an !
      Bisous à toi et ta petite famille.

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  5. BRAVO!
    Tu méritais d'avoir le droit de poursuivre ta course malgré les BH. Tu as un mental d'acier Aurore. Ton récit m'a mis les larmes aux yeux. Même si tu as eu des courses difficiles, tu as atteint ton objectif. Ce format de course ce n'est pas rien 65KM !!!!! Peu importe la vitesse, peu importe le temps tu as franchi la ligne. Je suis vraiment admirative !! Tu aurais pu abandonner 1000 fois, mais non, tu as persévéré, et c'est remarquable. Tu doutais mais tu as cru en toi et ta volonté a fait le reste.

    Encore un énorme Bravo à toi et ton copain. Soignez vous bien pour revenir encore plus forts.

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    1. Merci, dommage de ne pas avoir signé, je ne sais pas qui tu es.
      En tout cas merci pour ce gentil commentaire et ton passage. Oui j'ai persévéré, c'était mon objectif de l'année donc je ne voulais vraiment pas passer à côté et le regretter ensuite... J'ai faillit transférer mon dossard sur le 28km, heureusement que je ne l'ai pas fait.

      Merci encore et à bientôt

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  6. On va d'abord commencer par le début : Un grand BRAVO d'avoir réussit ton objectif, être finisher !
    De plus, c'est super que l'organisation t'ai laissé continuer et terminer cette course, nombreux sont ceux qui t'aurais arrêté.
    Maintenant place au repos ;)

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    1. Merci Elodie, c'est très gentil. Cela fait déjà une semaine complète de repos et le genou se porte beaucoup mieux !

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  7. Bravo Aurore ! "Force et honneur" ;)

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  8. Je suis impressionné par cette force mental et admiratif de cet effort de 15h réalisé seule !
    Chapeau Mademoiselle, vous méritez vraiment toutes ces félicitations :)
    Et encore bravo pour ce super récit qui m'a bien fait vibré ... merci ! ;)

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    1. Merci à toi pour ton passage et ta lecture :) !

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  9. J'ai lu ton récit avec beaucoup d'intérêt, on y ressent beaucoup d'émotion et en terminant la lecture j'étais un peu comme "wouhaou, quelle volonté, quel bel exemple de persévérance !"
    C'est énorme ce que tu as réalisé et tu peux en être fière !
    Tu me donnes envie de me lancer de nouveaux défis et de me dépasser. Keep goin' on :) et merci !

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    1. Il faut se lancer des défis même s'ils paraissent impossibles. Avec de l'entraînement et de la persévérance, on peut faire de belles choses. Merci pour ton passage et ton gentil commentaire, cela fait vraiment plaisir à lire.

      A très bientôt :)

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  10. Félicitations Aurore! Ma femme et moi plongeons dans le 65km de l'UTHC l'an prochain. On va essayer d'être aussi fort entre les deux oreilles :)
    Un gros Bravo! xx

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    1. Super nouvelle ça ! Vous allez vraiment tripper, c'est une course magnifique :) Bonne prépa en tout cas et merci !

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  11. merci de partager ton expérience....comme si on y était avec toi...bonne récup et continue de vivre ta passion

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    1. Merci à toi de prendre le temps de lire mon récit ! :)

      Au plaisir

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  12. Je découvre ton blog et tes récits de course. Je suis une coureuse débutante, je m'entraine à peine pour un 10k :p Tu as été extraordinaire sur ce trail! Un gros bravo!

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    1. Merci Estelle ! Comme toi j'ai commencé par des 10km au début, même des 5km. Avec un peu d'entrainement, on peut faire de belles choses :D

      En tout cas courage et sois toujours fière de ton effort, tu vas y arriver à ton 10km

      Au plaisir :)
      Aurore

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  13. Merci pour ton récit ! Cet hiver, sur un coup de tête, je me suis inscrit moi aussi au Harricana 65km. Et bien que j'ai déjà quelques marathons derrière la cravate, je suis tout à fait néophyte de la trail. Et plus la date fatidique approche, plus j'ai les chocottes.
    Mais ta détermination et ton courage m'inspirent et me redonnent confiance!
    Merci et bravo encore une fois !

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    1. Génial ! Prépare toi bien et ça va le faire. C'est vraiment une superbe course et tu vas prendre du plaisir !

      merci a toi et au plaisir

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