Le club de course type


Sujet léger aujourd’hui. Et si vous faites partie d’un club d’athlétisme ou d’un club de course vous en reconnaitrait sûrement un ou deux, enfin j’espère car c’est le but. 
Bien entendu tout ceci se veut humoristique, chacun fait ce qu’il peut avec ce qu’il a. Et puis dans le fond on appartient tous à une catégorie ou une autre !

- Le Kalenji Boy : c’est souvent le petit nouveau du club. Il s’est mis à courir (ou remis) il y a pas longtemps et vient tout juste de s’inscrire au club. Souvent reconnaissable à son ensemble Kalenji tout beau tout neuf, comme dans les pubs. Mais il a encore un peu de mal à savoir a quoi peuvent bien servir toutes ces poches, pourquoi il faut absolument un collant moulant, un short sur un short avec un slip dedans. Il est un peu gêné et n’ose pas parler à tout le monde, surtout certains spécimens dépeins plus bas.

- Le tout en tenue : Lui/ou elle, c’est le gars/ou la fille, qui a toujours la plus belle tenue du club ! Mais si vous savez, le dernier ensemble nike fluo trop beau, la tenue complète adidas et, si jamais c’est fartlek : la tenue toute moulante Salomon blanche et rouge ! 
Pour lui/elle chaque entraînement au club c’est un peu comme la rentrée quand t’es gosse, tout doit être neuf et il faut que tu sois le plus beau/belle.



- Le pro : des chronos qui claquent, mais le genre de type qui s’entraîne sans trop faire de bruit et surtout sans se la raconter. Un petit short d’athlé, un débardeur de club et des pointes. Simple, pas de fioriture. C’est ce que l’on aime. C’est ce à quoi on veut ressembler ! Jusqu’au moment ou tu lui parle un peu, tu lui demandes son programme du jour : « aujourd’hui pour moi c’est tranquille, j’ai Berlin dans trois semaines. » puis tu te rends compte que cela veut dire pour lui 25x200 en 27’. En fait, t’es bien avec tes 12x200 à ton allure.

- Le traileur : facilement reconnaissable. Il n’avance pas très vite, une foulée rasant l’herbe, des chaussettes de compression et des grosses asics fuji trabucco même si c’est 12x200 au programme.  Par contre tu as l’impression qu’il peut courir comme ça une éternité sans jamais fatiguer.
C’est souvent lui qui va proposer de s’échauffer autour du stade, dans la nature : son seul plaisir. Ce qui fait chier le tout en tenue plus haut, car s'il avait su, il aurait sorti la tenue qui va bien !


- Le triathlète : Grand, cheveux impeccables, bronzage parfait, épilation au top et lunettes qui ne vont qu’à lui. Pas de doute, tu as affaire à un triathlète ! Le triathlète s’entraine dur, toi tu as un sport à gérer, lui trois. Et même si tu le trouves un peu cake sur les bords, il est super gentil. 

- Le geek : il mise tout sur les gadgets ! Il a deux montres, connait sa fréquence cardiaque par cœur (gros jeu de mot au passage ;) ), sa VO2max, sa foulée etc… Ne comprend pas comment et pourquoi tu peux courir sans. 


-Le one-time : ce qui suit le fashion faux pas ma chérie ! Ce que j’appelle le one time, et on en a tous une pièce au fond du placard (à part le kalenji boy pour l’instant mais ça ne saurait tarder), c’est le truc horrible que tu as acheté un jour en pensant que ça claquerait. Au final tu t’es tellement fait chambrer que tu ne le remettras plus jamais. Ex : tee-shirt buff au look douteux, tee-shirt Douzaleur, vibram 5-fingers, tenue compression blanche …

- Le hipster : fidèle à lui-même, un brin décalé, un brin énervant et même en moule-bite. 



- Le vieux de la vieille : il a tout fait, il a tout vécu ! Sa tenue en témoigne. Tee-shirt blanc en coton avec le col tout rougné, un short d’athlétisme avec le même mélange de couleurs bizarres que sur les tenues de ski de l’époque. Sa foulée est un peu affaissée, il ne paye pas de mine. Et pourtant il a réalisé dans sa jeunesse des chronos qui font rêver. 






- Monsieur excuse : a toujours un pet de travers et une bonne excuse qui va avec ! Le champion du monde de l’improvisation pour t’expliquer que s'il n'avait pas eu ça, il « l’aurait fait son chrono, je te jure ! mais le problème c’est que…. » … oui oui je sais je sais…

- L’alcoolique : lui court pour boire ou boit car il court. Je n'ai jamais encore trop compris. Ce qui est sûr, c’est qu’il arrive encore un peu torché le dimanche matin pour la sortie longue et t’invite à boire l’apéro chez lui à midi ! En même temps il te doit bien ça, après avoir bu son litre et demi d’eau sur les 3 premiers kilomètres, avoir fini ta gourde car il avait encore très soif et t’avoir laissé en plan au bout de 5km car son corps n’en pouvait juste plus…


- La première de la classe : son sac d’athlé est mieux rangé que ta chambre. Tout est à la bonne place, là où il faut. Elle ne manque jamais de rien. Elle imprime tout ce que dit le coach, à sa feuille avec ses allures de VMA jamais loin (bien qu’elle connaisse tout par cœur) et respecte tout au millimètre près. 20min d’échauffement c’est 20min. 
Par contre, elle a beau te faire sourire, elle progresse bien plus vite que toi. Et boum. 

- Le branlo : short en jean, claquettes et marcel. Une démarche nonchalante, c’est forcément un branlo  (aka : Branleur). Lui ne vient pas pour courir, il vient pour taper la tchatche et chambrer les autres.  Ha ça par contre pour chambrer c’est le meilleur !

- Le sur-régime un brin cigare : lui il s’entraîne avec les pros et parle beaucoup et tu crois sérieusement qu’il est bon. Jusqu’à ce que tu lui mettes la quiche sur une course. En fait il s’entraine avec eux, mais en sur-régime total et ne fait qu’un quart de l’entrainement.


- Le coach : enfin le coach. Rien de tout ça ne serait possible sans le coach. Facilement reconnaissable, il a un gros trousseau de clefs pour ouvrir tous les locaux et les vestiaires, un stylo sur chaque oreille, un cahier dans chaque main, les poches pleines de sifflets et 14 chronomètres autour du coup. Il ne parle pas, il crie, pour motiver ou pour t’engueuler, au choix. 
Tu ne comprends pas forcément ce qu’il dit car toi VMA et FCmax ça te passe un peu au dessus de la tête mais s'il le dit c’est forcément vrai, alors tu dis oui avec un gentil sourire et tu t’accroches au groupe car il doit forcément y avoir un qui a compris. 
Element indispensable car il va rassurer le kalenji boy, expliquer au traileur que oui le fractionné c’est important et réexpliquer pour la énième fois au sur-régime l’importance de respecter son allure.


Vous connaissez sûrement l'un de ces personnages, si typiques mais qu'on aime tellement au final. N'hésitez pas à en proposer des nouveaux pour compléter la collection. 


Crédit dessins : Des bosses et des bulles et joyeux Noel ! 
Par BB. 

3 commentaires

  1. Ah j'ai bien rigolé! Moi je serais du genre madame bonne excuse, parce que tu sais... c'est la reprise, ça fait deux semaines que j'ai pas couru parce qu'à Rimouski il fait froid alors je préfère aller à la salle de sport que courir.... et qu'un peu d'autodérision ne fait pas de mal!
    Très bel article et super le nouveau design du blog!

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    1. Ahah oui cette personne te convient bien alors, je pense que beaucoup d'entre nous sont cette personne :p C'est vrai que rire de soi, cela ne fait jamais de mal !
      Merci c'est gentil et merci de ton passage

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  2. Et bien j'ai bien rigolè avec ce post et en effet je te confirme que j'en ai reconnu pas mal :-) C'est toujours un plaisir de venir te lire. Je te souhaite déjà une très bonne année 2016.

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