Intégrale des Causses 2016


J'ai tellement de choses à vous raconter sur cette Intégrale des Causses et sur cette journée que j'ai vécu dans l'Aveyron le 21 octobre 2016. Une journée qui restera gravée longtemps dans ma mémoire comme l'un de mes meilleur souvenir en trail.
Quand on y pense, le festival des Templiers c'est un peu mythique dans le monde du trail, c'est le festival auquel il faut participer au moins une fois dans sa vie quand on est traileur car c'est l'un des plus anciens en Europe, 1995 la première année d'organisation avec 500 coureurs au départ. J'avais 1 an. 

En ce vendredi 21 octobre 2016, je me suis retrouvée au départ de l'Intégrale des Causses, un gros morceau à avaler de 63km et 3300mD+. J'ai déjà réalisé la distance mais jamais autant de dénivelé même si je n'en suis pas si loin (2500mD+ le plus gros fait sur une course). De plus, je ne connais pas du tout cette région ni les causses, cela sera donc une grosse découverte pour moi ce parcours. Pourquoi j'ai choisi cette course ? Car il n'y a pas de barrières horaires, il n'y a donc pas de stress avec le temps qui me colle aux fesses. Et croyez moi c'est un soulagement pour une personne qui ne cours pas vite comme moi. Cette course c'est aussi LA course de l'année et celle qui va déterminer si mon année de trail sera vraiment pourrie jusqu'au bout ou pas. Après 1 abandon car pas d'envie et 2 abandons à cause de BH notamment sur l'OCC qui m'ont fait bien mal, mon année de trail est au plus mal pour le moment et je dois terminer cette Intégrale des Causses. 

Le réveil va sonner très tôt : 4h30. Il faut aller chercher le dossard avant 5h30 du matin à Millau et nous sommes arrivés hier soir à minuit. Autant vous dire que nous n'avons pas beaucoup dormi et je dis nous car il y a BB qui fait l'assistance. Nous allons récupérer le dossard et les goodies (une jolie veste sans manche Kalenji floquée Templiers, un buff et une casquette trail origine) et nous rendons à Mostuejouls, lieu de départ de la course. Il ne fait vraiment pas chaud, 0 degrés à la voiture et je vais courir en short. Ca va peler.


Vers 6h40, je vais me mettre devant la ligne de départ et le départ est donné à 6h50. Un seul objectif : arriver à Millau. Et c'est parti ! Nous sommes 400 à nous élancer dans la nuit froide et nous rejoignons rapidement Mostuéjouls et ses petites ruelles pavées. Je me fais doubler mais c'est normal, j'y suis habituée et je dois garder mon rythme et ne pas partir trop vite. Après 1-2km, un premier bouchon se forme dans la 1ere montée, on restera un bon 5-10 minutes en bas avant de la prendre, de quoi se refroidir. Les jambes sont en train de se réveiller et la tête aussi. C'est ensuite une première montée assez tranquille qui nous attend jusqu'au Rozier (1er ravitaillement). La montée se fait bien, il y a des cailloux mais le paysage qui nous est offert est magnifique. Le jour est à peine levant sur les Causses, on distingue les formes originales de ces gros cailloux et en contrebas c'est le village avec un nuage de brume et les lumières du petit matin. Pour l'instant ce n'est pas technique, je suis dernière mais je vais rattraper 3 coureurs dans cette première descente que j'avale rapidement.
J'ai par contre les jambes gelées et je supporte bien les gants et la veste.




Arrivée au rozier, je retrouve Baptiste, je récupère mes batons et j'éteins ma frontale. Une longue montée jusqu'au balcon du vertige nous attend mais j'ai hâte d'être en haut car la vue à l'air magnifique. 400 mètres de dénivelé à avaler. La pente est très raide au début, il faut de temps en temps poser les mains pour monter mais après elle s'adoucit. L'avantage d'une pente aussi raide est que l'on monte vite et que l'on a rapidement le droit a un beau point de vue sur la vallée et les Causses. Je monte, à mon rythme mais je monte. Je me fais rapidement doubler et je suis avant-avant dernière mais pas grave, avec seulement 400 coureurs sur la course, il y avait beaucoup de chances pour que je termine dernière. Je grimpe à Caplus en un peu plus d'une heure et j'ai même pas de mots pour vous raconter le paysage qui m'est offert. D'un côté il y a le vide et il ne vaut mieux pas tomber au sinon tu vas atterrir 300 mètres plus bas (le balcon du vertige porte bien son nom), d'un autre côté le soleil se lève et on découvrir les Causses et les couleurs de l'automne. Je suis époustouflée et bien contente d'être là aujourd'hui. En plus les premiers de l'endurance trail me doublent dont Sebastien Chaigneau qui me dit bonjour. J'essaye de prendre quelques photos du paysage avec mon iPhone sur le vif, la qualité n'est pas fantastique mais cela fera de beaux souvenirs.

Dans la montée 

Dans la montée au balcon du vertige 

Le balcon du vertige, le vide en dessous



Arrivée au sommet, on longe pendant un moment les falaises avant d'attaquer la descente sur le hameau du Truel 300 mètres plus bas. De quoi se faire plaisir, une descente pas si technique malgré le nombre de cailloux et un photographe présent pour immortaliser ce moment. La descente passera plutôt bien, je m'aide de temps en temps de mes bâtons même si ce n'est pas si pentu que ça et je retrouve rapidement Baptiste en bas après avoir serpenté pendant plus d'un km. Le hameau du Truel pointe le bout de son nez et nous avons un bon km de route pour y arriver et faire le plein en eau. Le dernier ravitaillement était il y a 10km et le prochaine est au km 26 (nous sommes au km 15), ce petit point d'eau fait donc du bien. J'ai la patate des jours qui va bien et malgré les cuisses toutes rouges à cause du froid, je me sens bien et prête à attaquer la prochaine montée. 





Passé le hameau du Truel, on descend dans le creux et on longe un petit ruisseau avant de mieux remonter. Mais AYOYE c'est quoi cette montée de malade. C'est raide comme pas possible, heureusement que j'ai des batons. En plus, j'ai laissé mes gants à Baptiste mais nous sommes en sous-bois à l'ombre, il fait très humide et je ne sens plus mes doigts. On prend 400 mètres de dénivelé dans la tête mais très raide. Je fais quelques petites pauses de temps en temps et j'avance grâce à ma montre en me motivant "allez plus que 200m, c'est le Mont Royal". Je me fais doubler par des coureurs de l'endurance trail et je prend le temps à chaque fois de me mettre sur le côté car nous sommes sur un single track. Je retrouve aussi un copain, Yoann, avec qui nous avons fait le road trip au Québec l'été 2015. Il fait partie des premiers du 100km. Petite conversation et il continue son chemin. Je lui demande au passage où sont les derniers et il me dit bien loin derrière moi. On grimpe sur Espaliès et je vois enfin le bout de cette montée et surtout le soleil qui vient me réchauffer un peu mes doigts qui sont en train de tomber un par un. Je me rend compte par contre que cela fait un petit moment que je n'ai pas mangé et je sens le coup de mou arriver. 
En arrivant sur le plateau, je me découvre car il fait bon au soleil et je mange un peu. Nous sommes en pleine foret, c'est une section quand même bien plate qui permet de relancer car aucune technicité mais le petit coup de moins bien me casse un peu. Je commence à avoir des douleurs aux jambes, comme si je courais avec des courbatures et je trouve cette portion un peu longue et ennuyante jusqu'à St Jean des Balmes. Je vois Baptiste au loin et je lui dis que je commence à avoir mal aux jambes au bout de 20km à peine. 



C'est quand même sympa cette section surtout qu'il n'y a aucune difficulté mais je ne sais pas, je trouve ces 5-6km assez long et le coup de bambou est bien présent. Je cours quand même car je suis en trail et je ne suis pas la pour chiller. La prochaine étape est de retrouver Baptiste au ravitaillement du km 26 à St André de Vézines, qui arrivera plus rapidement que prévu. Je passe à ce ravitaillement à 12h41, classement 412eme au bout de 26km et 1500mD+. Au final, ce ne sont que des petites bosses mais elles font mal aux gambettes et surtout le dénivelé s'accumule. Petite pause au ravitaillement où je prend bien le temps de manger car cela fait un petit moment que je l'attendais. Des morceaux de pommes, du jambon, des chips, de quoi me faire plaisir... il manque juste des oranges mais je me console avec un verre de jus d'orange et un autre de coca. J'échange avec un autre coureur qui était devant moi et qui décide de s'arrêter, ce n'était pas un bon jour. Bravo pour le chemin déjà parcouru ! 




Une longue descente nous attend ensuite, j'ai vraiment mal aux jambes mais je cours quand même, du moins je trottine. Au début, j'ai l'impression qu'on a complètement changé de paysage et que nous ne sommes plus du tout dans les Causses sauf que nous sommes sur le plateau donc forcément c'est beaucoup plus plat et roulant. Nous redescendons ensuite dans la vallée par un sentier magnifique qui me rappelle les débuts de la course. On passe devant un chateau médiéval en ruine entouré par des arbustes aux couleurs orange feu et jaune et ça descend. C'est un peu plus technique que la première grosse descente car il y a plus de cailloux mais cela se court quand même bien. Je reprend du poil de la bête et surtout j'en profite et je joue avec le terrain. Je me sens comme une vraie traileuse. C'était une belle descente de 5km qui nous est offerte et ma moyenne qui était à 4km/h repasse à 4,5 grâce à ça. Mais je ne fais pas trop la belle car je sais que j'ai une montée très raide ensuite qui m'attend jusqu'au prochain ravitaillement à Pierrefiche. Je passe donc à la Roque Sainte Marguerite après la grosse descente et je retrouve Baptiste. Il me dit « allez deux Mont Royal à monter maintenant », ouais plus simple de penser comme ça ! Un autre mur, celui la tout aussi raide voir plus que le premier. Heureusement que j'ai mes batons. Et ça monte, et je pousse encore et encore sur mes batons, et mon coeur s'emballe, je peux le sentir dans ma gorge. 




Je fais des pauses, plus souvent qu'avant et je me fais doubler par les coureurs de l'endurance trail. Je monte à mon rythme mais cette montée est très raide. Pierrefiche se mérite. Je commence à avoir mal au ventre, aie aie ce n'est pas bon signe. Je ne sais pas trop quoi manger pour gérer ça. D'un côté j'ai faim mais d'un autre je suis complètement écoeurée et l'envie de vomir se fait bien sentir. J'arrive à Pierrefiche dans un sale état il faut le dire, le ventre à l'envers et absolument rien ne me donne envie au ravitaillement. Malgré cela, je vais manger une crêpe, une tranche de jambon, un peu de fromage et c'est tout. Je retrouve Baptiste ce qui fait quand même du bien au moral surtout à cette partie de la course. Je lui dis que je n'ai plus de jambes et que le ventre se tord. Nous sommes rendus au km 37 et il en reste encore 26 avant l'arrivée et 18 avant le prochain ravitaillement (et croyez moi 18km c'est long pour une tortue comme moi). 
Je repars quand même du ravitaillement et je sais à ce moment là que je vais terminer ou du moins j'en suis quasi-certaine. Nous allons être perdu pendant 18km dans les Causses puis nous serons au km 55 quand nous allons descendre en vallée. A moins de 10km de l'arrivée, il sera bien sûr interdit ou même envisageable d'abandonner. Le plus dur sera derrière. 


Un enchainement de trois "petites" bosses de 200-300mD+, c'est ce qui nous attend suite sur les corniches du Pompidou. Ces trois petites bosses vont faire très mal à l'ensemble des coureurs et cette section est interminable. On monte, on descend, on se perd dans la foret et sur les hauteurs et on voit Millau au loin, très loin, trop loin. J'essaye de trottiner quand c'est plat et en descente mais je commence à vraiment avoir mal aux muscles. Je continue de me faire doubler par des coureurs de l'Endurance Trail dont une connaissance d'instagram et on discute deux secondes. On croise aussi des coureurs de la Solitaire avec leurs boussoles et leurs cartes, encore une autre course sur la journée d'aujourd'hui. Massebiau est loin et les 18km sont long, le mental flanche dans cette partie. C'est technique mais pas tant que ça dans mes souvenirs. Je ne sais plus trop, j'ai un peu mis mon cerveau off après plus de 10h de course. On voit Millau se rapprocher dès que l'on remonte un peu, on plonge dans la vallée puis on remonte. Cette alternance de montées-descentes est assez fatiguant, tant pour le moral que les gambettes. Mais le paysage est beau et en vaut la peine. 
Il est temps de sortir la frontale car le jour est en train de se coucher. La fraicheur de la nuit vient nous envahir et nous avançons tous en file indienne dans les sentiers, on ne voit que les frontales bouger. Je discute avec quelques coureurs de l'Endurance, que cela soit eux avec 90km dans les jambes ou moi avec 50, nous sommes tous cramés et avons hâte d'en finir et de voir cette ligne d'arrivée. Je remet ma veste, mes gants et je commence à avoir froid. 

On attaque enfin la descente sur Massebiau, enfin ! Je pointe à Massebiau à 20h09. Je commence à vraiment avoir froid et je suis au bout du rouleau. Plus de jus, plus d'énergie, tout est raplapla. Un petit ravito organisé par Baptiste et je repars sous ses encouragements et ceux des spectateurs pour attaquer la dernière montée, le pire pour la fin : La puncho d'agast. 500mD+ sur un peu plus d'un km, autant vous dire que le pourcentage de la pente dépasse les 30%. C'est raide, vraiment très raide et il faut mettre les mains de temps en temps. Le ravitaillement de la Cade se mérite. Je fais beaucoup de pauses dans cette montée même si j'essaye de trouver un rythme de croisière correcte. Je suis dans le dur oui, mais je suis tellement frigorifiée et j'ai tellement hâte d'en finir que je monte. Il fait nuit noire et psychologiquement c'est moins dur car on ne voit pas l'arrivée. On ne voit rien du tout si ce n'est les murs qui s'enchainent les uns aux autres. On prend un virage et on entend des coureurs dire « oh putin » car un nouveau mur nous fait face. Je ne vais rien lâcher dans cette montée et j'arriverais au dernier ravitaillement de la Cade à 21h35, alors que j'étais annoncée à 21h55. 
Prendre un petit peu de temps, le temps de boire deux soupes aux légumes juste pour réchauffer mon organisme et mes doigts dont je ne sens plus les extrémités puis repartir dans la nuit froide aux côtés d'autres coureurs. Trouver un peu de réconfort en discutant avec 2-3 et se créer un petit groupe. Marcher même si c'est plat jusqu'à la dernière descente qui est terrible. Avant de l'attaquer, nous avons droit à une vue assez belle sur Millau et ses lumières. 

Cette descente je l'ai subi. Clairement. Je l'ai subi du début à la fin. Elle est très technique, surtout après 60km dans les pattes. Elle glisse énormément et je n'ai aucune accroche avec mes bâtons, je me balance donc d'arbres en arbres afin d'essayer de trouver un appui. Je tombe une première fois et m'amoche un peu l'épaule avec mon bâton. Les autres coureurs glissent et tombent aussi. Je tombe  une seconde fois assez brutalement en posant mon pied sur un rondin de bois qui fait office de marche. Je me suis détruite la fesse et cela me sonne un peu. Un long chemin de croix vers l'arrivée. On remonte un petit peu de temps en temps puis on passe dans la grotte du hibou, un moment mythique. Ca sent l'arrivée, ça sent Millau et on entend le speaker en bas. Je glisse mais je la veux mon arrivée, j'en peux plus, je suis au bord des larmes tellement je suis tannée de cette descente dont je n'en vois pas le bout. 

La grotte du Hibou 

Mais j'entend des gens, je descend un peu et on coupe la route sous les encouragements. Je demande si la descente est terminée et on me répond « Encore 80 mètres puis ça déroule jusqu'à Millau ». 80 mètres qui vont se faire très vite avant que mes jambes ne me portent et se remettent à courir. La musique dans les oreilles, Millau est de plus en plus proche. Un grand virage, un second et je vois le tapis d'arrivée. Ca y est, c'est le moment. J'accélère, je passe le tapis, j'ai le sourire jusqu'au oreilles et je cours. Cette arrivée elle est mythique, je la connais par coeur pour l'avoir vu sur des vidéos. Ca descend un peu avant de remonter via des petites marches et c'est la dernière ligne droite sous l'arche.  Baptiste m'accompagne et je me lache « putin je l'ai fait ». Je cours trop vite pour l'état de mes jambes mais je n'ai plus aucune douleur, je suis juste trop heureuse. Je monte ces escaliers et je file sous l'arche que je passe au son de la chanson Ameno. J'écrase ce tapis avec mon pied et je ne peux pas m'arrêter de sourire : je l'ai fait et c'est tout ! 


Je suis finisher de l'intégrale des Causses 2016 
63km et 3300mD+ 
En 16h32

Et mon bonheur ne va pas s'arrêter là, le speaker me félicite et voit que je suis première espoir. Il me fait donc monter immédiatement sur LE podium des templiers, à la première place et je reçois un trophée. Je suis aux anges sans trop vraiment comprendre ce qui se passe car je suis crevée. Mais je savoure. Les gens m'applaudissent et je suis gênée mais je savoure quand même. C'est ma revanche sur cette année de merde que j'ai passé en trail et sur ces nombreux abandons à cause des barrières horaires. C'est ma revanche sur l'OCC que j'ai encore raté. C'est ma revanche, tout simplement. C'est la roue qui tourne, enfin. Quelqu'un a dit « Se souvenir des coups durs, et se rappeler qu'on en est déjà revenu ». J'en ai eu des coups durs cette année et même si la course à pied n'est qu'une passion et doit rester un plaisir, j'ai eu très mal lorsque j'ai été coupé sur l'OCC. J'ai eu très mal lorsque j'ai été coupé sur le Trail Cévenol. J'ai eu mal lorsque j'ai arrêté le Ultimate XC. Mais aujourd'hui j'ai emmagasiné beaucoup de bonheur pour le reste de mon année. 



Trop d'émotions, trop de sentiments. Je suis finisher, je l'ai fait. 
Je repars avec de magnifiques souvenirs. L'Intégrale des Causses est une très belle course qui vaut le déplacement et j'ai beaucoup aimé malgré la difficulté et la technicité du parcours. Millau, je reviendrai et c'est certain. 


12 commentaires

  1. Mademoiselle, votre récit est magnifique, comme votre balade sur les causses d'ailleurs. Pour l'avoir fait l'an dernier, je sais que vous avez eu beaucoup de courage pour terminer, alors félicitations sincères, maintenant reposez vous bien pour mieux repartir bientôt. Juste un petit mot sur vos précédentes mésaventures, à Chamonix comme à Anduze et ailleurs sans doute, on ferait bien de revoir la façon "d'évincer" les moins rapides, dont je suis... Nous faisons cela en plus de notre vie de tous les jours sans autre prétention que de terminer. On est ni pro ni sponsorisé, juste amoureux du trail nature, alors qu'ils oublient leurs barrières et qu'ils nous laissent participer et finir avec plaisir, les cailloux sont les mêmes pour tous après tout! Vous avez 22 ans, j'en ai 2.5 fois plus, vous êtes notre relève, continuez, ne lâchez rien, bravo encore à vous et à bientôt sûrement sur un trail. Un Râleur Cévenol.

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    1. Mouais, n'oubliez tout de même pas qu'il y a des bénévoles qui vous attendent depuis tôt le matin et jusque tard le soir... les BH sont aussi la pour eux. N'oublions pas non plus que c'est de la course à pied, pas de la rando, l'aspect sportif reste important et par conséquent, à mon sens, les BH ont bien leur place, reste à savoir comment les fixer sans être trop restrictif.
      Un Traileur ET organisateur

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    2. Merci beaucoup monsieur le râleur cévenol de ma région :)

      Effectivement, je suis d'accord avec Laurent. Les BH sont indispensables sur une course et même si cela me dérange car j'ai du mal à les passer, c'est que le problème vient de moi. Cependant, je les trouve souvent «juste» et d'ailleurs beaucoup de personnes sont coupées... C'est que l'organisation doit aussi se remettre en compte dans ces cas-là. Autre aspect est quand on arrive à 2 minute après la BH et qu'on ne laisse pas passer, dans ces moments là c'est trop dur et surtout pas sympa pour le coureur. On est censé faire du trail, prendre du plaisir et quand tu es coupé à 1 minute après la BH, c'est juste pas sympa de la part de l'organisation qui ne sait pas vraiment faire la part des choses...

      En tout cas merci beaucoup :)

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  2. Félicitations! Après avoir suivi ton année difficile, je suis contente que tu aies eu ta revanche!!!

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    1. Merci beaucoup Valérie et effectivement oui cela fait du bien au moral !

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  3. Félicitations Aurore !
    Je suis sincèrement admiratif de ta performance. Tu peux être fière de toi et de ta victoire, car c'est une victoire !
    Encore bravo et je l'espère à bientôt lors de l'Hivernatrail.
    Didier

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    1. Merci beaucoup Didier !

      On se voit à l'hivernatrail :)

      Aurore

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  4. Eeeh Mistinguette!!! Bravo! Tu vois que tu peux le faire! Continues de travailler, continues d'apprécier ces moments, tu y arriveras, j'en suis certain! Bises à toi et B.
    Lolo

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    1. Eh oui ça fait du bien ! Enfin (bon le fait qu'il n'y ait pas de BH m'aide beaucoup). Effectivement, du travail de vitesse en côte est prévu et surtout sur des distances 25-35km pour bosser encore et toujours la vitesse.
      Bises et à bientôt

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  5. Bravo à toi ! Superbe bafouille ou j'y ai retrouvé exactement les mêmes sensations que toi. En effet, j'ai aussi participé à cette édition et comme toi, je suis plutôt tortue et l'ai choisie car elle n'a pas de barrière horaire. Pour preuve je ne suis arrivé que quelques places devant toi. Encore bravo, nous sommes finisher, sur une telle course, ce n'est pas rien. Je me permets de joindre en lien mon récit en 2 parties :
    http://letraildesfous.over-blog.com/2016/11/j-207-templiers-2017-l-integrale-des-causses-d-arno-partie-1.html
    http://letraildesfous.over-blog.com/2016/11/j-205-templiers-2016-l-integrale-des-causses-d-arno-partie-2.html

    Encore BRAVO !

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    1. Merci ! Félicitations à toi et j'espère que tu as pris du plaisir. Je vais m'empresser d'aller lire ton compte rendu alors.

      Au plaisir :)

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    2. Merci
      Ton blog est excellent par ailleurs, je l'ai rajouté dans mes liens.

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