Trail des Avens


Le trail des Avens en trois mots : technique, magnifique et un peu glissant. Mon compte rendu de cette course pourrait se résumer comme ça. Mais non, je vais détailler un peu plus cette belle aventure pour vous donner envie d'y participer l'an prochain ! Tout d'abord, j'étais à la base inscrite sur les deux étapes du trail des Avens : une le samedi de 18km et une le dimanche de 28km.
Ayant fait mon vaccin (assez costaud) pour les Philippines trois jours plus tôt, j'ai le bras encore en compote et surtout douloureux avec une grosse boule. Je laisse donc tomber les deux étapes et transfère sur le trail du dimanche seulement, avec ses 28km et 1000mD+. J'ai bien fait au final car c'était déjà bien assez technique. On vient au trail des Avens pour un attrait touristique : la visite de la grotte de la Salamandre, en plein milieu de la course, vers le km 18. C'est vraiment ce qui attire principalement les coureurs et cela est clairement un gros avantage (personnellement, je n'avais pas fait ça depuis une éternité). 

Nous arrivons sur les lieux du départ à Méjanne-le-Clap vers 8h30 sachant que le départ de la course est donné à 9h. Ayant déjà mon dossard, je n'ai plus qu'à m'échauffer. Nous ne sommes pas très nombreux et je sais déjà que je vais finir dans les dernières, mais je pars dans l'objectif de donner tout ce que j'ai et surtout de ne pas trop subir, c'est quand même 28km et 1000mD+. Le départ est donné et après une petite section de route, on entame un chemin très roulant, tantôt en single tantôt plus large. Le début de la course est vraiment simple et les premiers km sont cadeaux. Ils permettent de courir sur un bon rythme et font une alternance de faux plats montant et descendant. Je croise une première fois Baptiste vers le km 3, je ne suis pas encore dernière et je ne vois pas le fermeur ce qui est plutôt bon signe. Je suis sur le même rythme qu'une madame qui va vite me lâcher dans une montée. Le chemin est large et après une belle petite descente, on remonte mais pour très peu de temps. J'arrive rapidement en haut sur un bon rythme et les choses sérieuses commencent. 




La première descente. Euh, comment dire, un joli petit mur bien glissant (car il a plu toute la semaine et la nuit précédent la course, cela ne serait pas fun au sinon), de la terre bien humide avec des petits cailloux glissants en dessous. Je descends sur un bon rythme et je m'accroche aux cordes (merci les cordes ! Heureusement qu'elles sont là) et ce qu'il devait arriver arriva : 

Je me ramasse comme une merde. 

Mes fesses portent encore les séquelles de cette chute trois semaines après, je glisse et me crashe sur le flanc droit, perdant au passage ma main droite toute pleine de boue et ma hanche. Rien de cassé, c'est le plus important même si je suis un peu sonnée. Je me relève et continue la descente en faisant bien attention à ma pose de pied et en prenant appui aux arbres. On dirait la même descente que sur l'intégrale des Causses, la descente vers Millau. 
Passée cette belle première descente, technique mais courte, nous nous retrouvons dans un endroit assez magnifique. Des arbres d'un vert éclatant, un sol pas technique qui permet de courir et une section assez longue sur du plat au milieu de la forêt. Arrêt photo oblige ! Puis ça remonte, avant de redescendre pour remonter à nouveau sur une belle petite côte bien raide qui casse le rythme. En plus le fermeur me rattrape avec le dernier qui va bien plus vite que moi en montée. Je suis étonnée car je pensais avoir doublé deux personnes au départ et il est tout seul. On fait le yo-yo, il me double en montée et je le double en descente. 


Photo de l'organisation

Photo de l'organisation

Le parcours sera une alternance de monotraces en montées et descentes, de cailloux, de passages où il faut poser les mains, de cavités et de « mini grottes » si je peux appeler cela comme ça. Nous passons aussi sur des petites portions de DFCI si mes souvenirs sont bons. On fait vraiment le yo-yo avec le dernier et je sympathise avec le fermeur. On rattrape un autre coureur, YOUHOU (c'est toujours un petit moment de fierté de rattraper quelqu'un, même si je suis dernière). Sur ce genre de course, mon objectif est de ne pas finir dernière, j'essaye toujours de me débrouiller pour qu'il y ait quelqu'un derrière moi. 




Une belle descente un peu technique avec des cailloux et c'est l'occasion d'accélérer et de mettre de la distance entre les deux autres coureurs et moi. En plus, nous en rattrapons un troisième qui a l'air cramé. La grotte n'est plus loin, il y a le ravito qui arrive, au km 17. On remonte par un monotrace pour descendre par un sentier large sans aucune difficulté avec la grotte au bout. Un groupe de randonneurs de l'âge d'or me félicitent « oh une fille » et ouiiiiiiii. Je retrouve Baptiste avant de rentrer dans la grotte. 




Le verre de coca qui passe trop bien 

Je n'ai pas de mots pour décrire la grotte : c'est juste trop beau ! Je pense avoir déjà visité une grotte étant petite, mais c'était il y a bien longtemps et le spectacle qui m'est offert aujourd'hui est juste waouah. J'ai pas de mots, les photos parlent d'elles-mêmes. Je fais d'ailleurs une petite pause photo pour admirer car je n'ai pas l'occasion de voir ça tous les jours et surtout de faire un trail qui offre ce type de paysage. C'est l'heure de repartir, je passe rapidement par le ravitaillement pour remplir l'eau. Il reste moins de 10km jusqu'à l'arrivée, c'est l'occasion d'accélérer surtout que la descente après le ravito est cadeau et me permet de remonter ma moyenne. Sur ces 10 derniers km, il doit y en avoir 2 au moins de descente type chemin de DFCI puis on longe pendant un petit moment la Cèze. Cette section me fait penser au Beaver Trail que j'ai eu l'occasion de faire il y a quelques années. On enchaine avec une descente inventée avec des cordes et des cailloux, un peu de répit puis une section assez chaotique, on se croirait dans un labyrinthe à passer à gauche et à droite, entre deux cailloux. Je dois enjamber deux cailloux mais cela me provoque des débuts de crampes puis je dois ramper dans un trou de 60 cm de hauteur. 

La descente inventée 

Photo de l'organisation

Photo de l'organisation

Photo de l'organisation

C'était la dernière difficulté du parcours qui se terminera ensuite par une bonne petite montée puis une longue section sur route pour rejoindre l'arrivée. Je suis un peu cramée sur la fin mais les bénévoles sont là pour encourager et ça donne la patate. Dernier virage sur la route puis c'est la ligne d'arrivée que je passe en 4h50 pour 28km et 1000mD+, une moyenne de 5,8km/h. Je termine dans les dernières mais je suis contente de ma course et de mon temps. Un petit check à Pierre, l'organisateur et j'arrête ma montre. J'ai doublé 4-5 personnes au final à l'usure et je tiens une moyenne bien correcte compte tenu de la technicité du parcours. Si je compare par exemple à une course réalisée en 2014, le marathon de l'Hortus en relai, j'avais mis 4h30 pour faire 22km et 1200mD+, c'est clairement une progression et une belle en plus. 


A bientôt 3 semaines de la course, je suis toujours blessée au genou et je n'ai pas couru à nouveau (sauf 1-2 footings de 3-4km..). Je suis vraiment dégoutée surtout que je ne comprends pas d'où peut venir cette douleur. Cela me coupe complètement dans ma saison pour préparer l'UT4M 100km fin août et pourtant j'étais bien partie. Néanmoins j'ai adoré le trail des Avens et je vous le recommande fortement, c'est vraiment un trail magnifique avec des passages techniques et surprenants ! Il vaut le déplacement. 

A très bientôt les amis ! 

2 commentaires

  1. Félicitation pour cette course et pour ta progression !

    J’espère pour toi que cette douleur au genoux va finir par disparaitre et que finalement pouvoir faire UT4M ;)

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    1. Merci beaucoup !!

      J'espère aussi qu'elle va me laisser tranquille :(

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