Trail des Passerelles de Monteynard


Cela fait un moment que ce trail me fait de l’œil mais je n’ai jamais été disponible et en France à cette période de l’année, début juillet. C’était donc l’occasion de s’inscrire sur le trail des Passerelles de Monteynard et de participer à une grande fête sportive. Inscrite à la base sur le 15km le samedi et le 39km le dimanche pour préparer l’UT4M 100km, j’ai finalement revendu mon dossard du 39km pour m’aligner uniquement sur le 15. Toujours la faute à la même chose, ma tendinite qui m’a empêché de courir pendant plus de 3 mois et qui m’a donc détruite mon année. Pas d’UT4M pour moi.  

Le 15km était donc déjà bien assez car je suis en reprise depuis maintenant 2-3 semaines. Une reprise toute en douceur car le genou peut titiller de temps en temps à la suite d’un effort, surtout après une descente. 15km et 700mD+ me paraissaient donc parfait.
Avec BB, nous nous rendons sur les lieux de la course le matin même car nous avons à peine 1h30 de route depuis Lyon. L’arrivée est plutôt bien organisée : vous vous garez sur un parking sur les hauteurs du lac puis une navette descend les coureurs jusqu’au départ qui se trouve au bord du lac. Un conseil : prenez le très large. Nous avons mis quasiment 1h entre le moment ou nous sommes arrivés dans la queue pour nous garer et celui ou nous étions en bas. Je récupère mon dossard vers 9h35 et je vais m’échauffer. La première vague du trail de l’Ebron part à 9h45, la seconde à 10h et je suis dans la seconde.

Je m’échauffe tranquillement et je me dis qu’il fait déjà bien chaud. Heureusement qu’il y a de l’air pour nous rafraichir et surtout nous maintenir un peu au frais. La première vague part et je vais me placer dans la seconde. Je suis dans les dernières mais de toute façon je vais finir dans les dernières donc autant bien se placer. Depuis que j’ai repris il y a 2 semaines, je n’ai pas de jambes et le souffle ne suit pas. Il faut que la forme revienne.

Le départ est lancé à 10h et nous attaquons par une petite côte sur la route que je cours avant de se retrouver sur un grand chemin plutôt large avec une belle vue sur le lac. Ce chemin on va le suivre pendant un petit moment, je dirais environ 3-4km, quasiment jusqu’à la passerelle. Je me sens bien au début même si j’ai déjà chaud car nous sommes en plein soleil. La vue sur le lac d’un bleu azur est magnifique et je cours sur un rythme de 6 :50 au kilo avec un petit groupe de madame. Ca fait du bien de retrouver des courses ou le niveau est moins élevé. Je commence à avoir l’habitude de faire des 25-45km et le niveau est souvent bien plus élevé et je suis rapidement dans les dernières. Ce n’est pas le cas pour l’instant et j’en profite.



Aucune difficulté sur cette première partie du parcours. Puis la passerelle arrive. Beaucoup de monde dessus, beaucoup de vent, de quoi bien me stresser sachant que j’ai un peu le vertige. Beaucoup de coureurs s’agrippent aux deux côtés mais je n’ai pas les bras assez long. Je m’engage sur la passerelle et au début je me dis que ça va, puis arrivée vers le 1er tiers, ca commence vraiment à bouger et mon vertige revient. Une coureuse me prêtera gentiment son bras et on avancera jusqu’au bout ensemble. Big up à toi qui m’a aidé à traverser ! Le passage sur la passerelle est un moment incontournable de la course et c’est aussi un moment magnifique car on a une superbe vue du Lac de Monteynard, cependant j’étais bien contente de retrouver la terre ferme.




On attaque ensuite par une petite montée en lacets qui surplombe le lac, en single track. Je discute avec la femme qui m’a aidé à traverser la passerelle puis on attaque la descente, toujours sur un sentier unique et dans les bois. Un bon petit moment à l’ombre (!) et qui permet de relancer. Je m’échappe du groupe et je cours jusqu’au pont en-dessous. En effet, après avoir traversé la passerelle, on traverse à nouveau le lac, cette fois-ci via un pont bien solide qui nous permet de courir. Encore une vue magnifique et je m’arrête prendre quelques photos. Les bénévoles sur le parcours font beaucoup de bruits et c’est juste génial car ils sont une grosse source de motivation malgré la chaleur qui me tombe sur la tête. 


Par contre cette course est en plein cagnar depuis le début et je commence à vraiment avoir très chaud. Une petite montée sur la route nous fait face avant de nous engager dans la montée principale de la course en sous-bois. Ca monte raide, d’un côté nous allons prendre plus de 400mD+ sur très peu de km. Cela monte très raide et je me sens bien au début. Même si mes poumons et mes jambes brûlent, j’avance dans ce sous-bois avec cette petite fraicheur qui fait un bien fou. Nous traversons à nouveau la route puis nous nous engageons dans une montée à nouveau en plein soleil. J’ai vraiment de plus en plus chaud, c’est atroce et mon rythme ralentit, je me fais doubler.

Je vais me prendre un gros coup de bambou dans la tête, une belle déshydratation, bien comme il faut. Pourtant j’ai bien bu dès le début, mais il fait chaud et je suffoque sous ma casquette. Je meurs de chaud, j’ai extrêmement soif et surtout j’ai une belle envie de vomir qui ne va pas me quitter jusqu'à l’arrivée. Sympa quand tu as fait à peine 6,5km et qu’il en reste plus de 9. La montée au ravito de Maissenas sera donc un chemin de croix. Je me fais doubler par une bonne quarantaine de personnes et je fais souvent des pauses car j’ai la tête qui tourne et très envie de vomir. Je souffle comme un bœuf, je ne suis vraiment pas dans mon assiette.
Je croise un coureur dans les derniers qui accompagne son épouse et qui décide de rester avec moi. Il m’aide bien et me pousse à monter. Un grand merci à ce monsieur qui m’a fait rêver avec son palmarès : 10 fois la diagonale des fous, UTMB, 80k du Mont Blanc.. Nous parlons un peu et il m’aide à monter jusqu’au ravito ou je retrouve Baptiste au km 8.



Je me verse de l’eau sur la tête et j’ai tellement chaud que j’ai l’impression de fumer de l’intérieur. Je bois beaucoup, j’essaye de manger malgré l’envie de vomir et je repars, sachant qu’il doit y avoir 2 personnes derrière moi et le fermeur. Les prochains km sont sur les hauteurs du lac et sont vraiment sympathiques car c’est une alternance de montées et de descentes dans les bois, donc un peu ombragé. Je reprends un peu du poil de la bête mais je ne double personne encore. Ce trail n’est pas technique, il monte mais le terrain n’est pas technique et permet de courir facilement.

Nous attaquons ensuite la descente sur le lac. On perd beaucoup de km en très peu de temps et cette pente est très raide. C’est un petit monotrace en sous-bois avec de la terre sèche sous forme de poudre et qui glisse sous les chaussures. De temps en temps nous avons une belle vue sur le lac qui parait bien bas. C’est dans cette descente que je vais doubler, je me sens un peu mieux et il est temps de relancer. Je tombe à deux reprises sur les fesses en glissant et le genou tire un peu sur la fin, mais je double une vingtaine de personnes qui marchent dans cette dernière descente. Je suis plutôt contente de moi et j’arrive rapidement en bas, secouée comme une bouteille d’orangina et avec une envie de vomir comme pas possible.

Dans la descente

J’alterne marche-course sur la fin de la course car j’ai vraiment trop envie de vomir et je termine ce trail de l’Ebron en 2h59 pour 16km et 650mD+. Je termine 846/870. Passée la ligne d’arrivée, je m’allonge direct car je me sens mal, vraiment. Cela faisait longtemps que je ne m’étais pas sentie aussi mal sur une course. Je sais que sur ce type de course, je peux faire bien mieux (par rapport aux autres courses que j’ai faites…), je dois être patience et le niveau reviendra.


J’ai beaucoup aimé le trail des Passerelles, une course que je vous recommande fortement. Une super ambiance, des supers bénévoles, des ravitos bien sympa, un parcours atypique avec les passerelles et très beau malgré les nombreux moments au soleil. A refaire.


A très bientôt les amis !

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