L'Ardéchois Trail


L'Ardéchois Trail c'est une épreuve authentique, un peu mythique aussi dans le monde du trail. Crée en 1995 par Loulou Chantre, c'est l'un des plus vieux trail français avec les Templiers et la 6000D. 23 ans plus tard, l'épreuve est toujours là et menée de front par de nombreux bénévoles très sympa, le tout dans une ambiance unique. 
Je connais bien l'Ardèche pour y avoir passé une partie de mon enfance et j'adore y retourner. Bosser chez Extrasports possède ses avantages et je faisais donc partie de l'équipe qui s'est rendue sur l'Ardéchois Trail le week-end dernier à Désaignes. Étant donné que nous avions un peu de temps libre lors de cet événement, je me suis alignée sur le 18km et 900mD+ qui part le dimanche à 14h30. D'autres formules sont disponibles : un 10km le samedi en fin de journée, mais aussi un 57km et un 36km. Pour les amateurs de marche, il y a aussi de la randonnée (sur les parcours du 10 et 18km). Un week-end de fête ponctué d'une pasta party servie à table, d'un boeuf à la broche, d'un buffet campagnard et d'un bal !! 😍 C'est aussi ça la magie de l'Ardéchois Trail. 


Dimanche, 14h30 : le départ du 18km est donné. 
Un petit tour dans le village sur un rythme très correct avant de s'engager dans une montée assez sèche qui me forcera à marcher rapidement. Je n'ai pas envie de me griller dès le début et je suis loin d'être la seule à marcher. Je prends un bon rythme et la première bosse passera assez rapidement. Déjà 200mD+, nous sommes sortis du village et nous courons sur des sentiers assez larges en terre, un peu comme des DFCI. S'ensuit une section d'environ 5km de faux plats montants et descendants, je me remets donc à courir en essayant de tenir le rythme, la musique à fond dans les oreilles. Je pensais que j'allais subir après deux jours à piétiner, mais ce n'est pas le cas pour le moment. Je me sens plutôt bien même, j'ai de bonnes jambes, le souffle suit et même si le déluge s'abat sur nous avec une pluie diluvienne, je trouve le parcours bien sympathique. 
Je fais le yo-yo avec une dame qui me double en courant, se met à marcher puis me double à nouveau. Chacun son rythme, mais c'est toujours intéressant de voir qu'au final en allant moins vite qu'elle je tiens quand même son rythme car je ne marche pas. Je marche un peu dans quelques côtes, mais qui passent quand même bien. Nous sommes déjà au km 7, je suis complètement trempée et je commence vraiment à avoir les mains gelées. 

Nous avons déjà fait la moitié du dénivelé, mais on attaque la difficulté du parcours : une belle petite montée de 2km et plus de 400mD+ sur une pente d'environ 13%. Je me cale derrière une dame qui donne le rythme et nous montons en silence dans la brume. Dommage pour le temps, le parcours à l'air magnifique avec du soleil. Même si la pente est assez raide, je monte d'un bon pas et je double quelques personnes (un miracle vient de se produire 😌). Le terrain n'est pas technique, il y a quelques cailloux, mais nous sommes principalement en sous-bois. Un terrain presque glauque en sous-bois avec la brume, je ne vois pas à 15 mètres devant moi et il fait vraiment très sombre. 

J'arrive enfin au sommet après 10km et 850mD+, complètement frigorifiée par le vent et la pluie diluvienne. Je ne sens plus mes mains, mais comme une débile j'ai oublié mes gants. Du moins, je ne pensais pas en avoir besoin. Un gros merci aux bénévoles au sommet, il faisait tellement froid !

« Ça descend à partir de maintenant ? » 
« Un faux-plat puis c'est la descente » 

Désaignes

8km de descente.
Merci ! Pas de pause au ravito, il me reste encore beaucoup d'eau dans la gourde. J'attaque ensuite ces 8km de descente. Nous commençons par environ 2km de faux-plat dans les bois avec au programme de la gadoue et quelques racines. Néanmoins et malgré la pluie, le terrain n'est pas du tout technique et je peux courir du long, même en descente. Nous attaquons ensuite la réelle descente par un passage un peu technique mais qui n'empêche pas de courir. Je n'ai qu'une seule envie : arriver le plus rapidement en bas. Je suis complètement gelée et le vent fouette tellement mon visage avec la pluie. Je regrette de ne pas avoir pris ma veste avec la capuche, c'est tellement le déluge au sommet que j'en ai le visage qui brûle. Nous traversons des champs avant de revenir dans des sous-bois. Une alternance entre single tracks et sentiers plus larges, toujours sur un chemin peu technique qui permet de courir. Ma moyenne remonte et passe de 5km/h à plus de 6,5km/h. Je double un peu de monde dans cette descente et je me mange sur les fesses. Rien de cassé, je repars donc rapidement et rejoins un groupe de 3-4 coureurs. Une dernière section bien technique et pleine de boue (Surya Bonaly sors de ce corps) avec un passage par-dessus une rivière avant de rejoindre la route. Il doit rester à peine 1km sur la route, de quoi accélérer malgré la petite montée finale. Un tour dans Désaignes (très joli au passage) et je passe sous l'arche en 2h45 pour 18km et 900mD+

Crédit photo : Naya

Vraiment contente de ma course, j'ai eu de bonnes jambes et je termine 348/385 au scratch, 105/126 en femme. Le parcours était super sympa, je suis bien montée (merci les 8kg en moins depuis janvier) et la descente est passée comme une lettre à la poste. Par contre j'ai pris un sacrée coup de bambou, j'étais juste épuisée le soir après avoir couru presque 3h sous le déluge. 
Je recommande en tout cas cette course, pour son ambiance unique et des parcours vraiment beaux. Une course parfaite pour découvrir l'Ardèche, un magnifique département français. 

A très bientôt ! 


1 commentaire

  1. J'aime beaucoup votre blog. Un plaisir de venir flâner sur vos pages. une belle découverte, un enchantement. blog très intéressant et bien construit. Vous pouvez visiter mon univers. Au plaisir

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