LUT By Night 2018


Quel plaisir de retourner sur le LUT By Night, deux ans après ma première participation à cette course en 2016. Je m'en souviens encore, cela faisait à peine deux mois que j'étais arrivée sur Lyon et j'avais vraiment envie d'y participer même si je m'étais inscrite à la dernière minute sur le 12km. En effet, j'avais couru l'intégrale des Causses deux semaines avant, j'avais donc encore bien les jambes lourdes après ce 65km. L'an dernier je bossais dans l'organisation donc je n'ai pas pu y participer. C'est donc super contente que j'ai pris mon dossard pour cette année sur le 14km (qui en faisait plus 15,5-16km et 600mD+). En plus les copains se chauffent pour le faire donc c'est parti ! 

Aucune idée du temps que je vais mettre aujourd'hui, je l'estime aux alentours des 2h10 même si le petit outil fantôme de Livetrail m'estime en 2h30. Je sais que je suis dans une belle phase de progression en ce moment, donc on va bien voir ce que ça donne. En guise de cadeau cette année, nous avons un magnifique Buff (extra 💕) et le beau temps est au rendez-vous ! La température est juste parfaite, une belle soirée nous attend. 


Photo : Gilles Reboisson



Après s'être faufilés avec les copains dans la 1ère vague, le départ de la course est donné à 19h. C'est parti pour 15,5km et 600mD+, un seul ravitaillement au km 8-9, mais bien suffisant. La première descente est cadeau, elle est sur la route même si ça bouscule pas mal entre les coureurs pour se frayer un chemin. Thomas et Pinto se sont déjà envolés, je reste avec Satine qui me posera dès la première section de plat. Ne pas partir trop vite car la route va être assez longue. Nous traversons vieux Lyon et ses pavés avant de retrouver les quais et de les longer. Il y a pas mal de gens qui encouragent sur le bord de la route, c'est vraiment sympathique. Je pense courir à un bon rythme, hélas j'ai (encore une fois) oublié ma montre à la maison. C'est un peu donc au freestyle que je cours aujourd'hui. Nous traversons le pont pour se retrouver sur la presqu'île et on longe à nouveau les quais pour redescendre jusqu'à Perrache. Cette section, qui peut paraitre un peu longue car en ligne droite est pas mal, car elle permet de bien s'échauffer avant la première difficulté. 

Photo : Gilles Reboisson 

Nous traversons à nouveau le pont pour revenir dans le 5ème puis attaquons la 1ère montée du parcours au niveau du tunnel de Fourvière. Je trottine dans le début de la montée puis marche rapide dans les escaliers avec les mains sur les genoux. Le coeur monte vite, mais c'est normal. J'essaye de tenir le rythme et de monter d'un bon pas. Je relance dès que le parcours est roulant ou en faux-plat montant. Le tracé nous fait remonter à Saint-Just et nous fait même passer juste devant chez moi (je peux m'arrêter svppp ? Il faut continuer ? Bon d'accord). Les km défilent à toute allure, c'est l'avantage de ne pas avoir de montre. Il y a peu de bornes kilométriques en plus donc je ne sais pas vraiment où j'en suis. Je me fais pas mal doubler par les coureurs des autres vagues. Mon coeur est toujours dans ma gorge, mais les jambes répondent bien. Le ravitaillement va vite arriver au fort de Loyasse. Je n'ai rien bu pendant plus d'une heure de course et je vais le payer plus tard. Petit arrêt rapide au ravito : un coca, une orange et ça repart. 

Nous attaquons ensuite la seconde partie de course que je connais bien car elle est commune - ou presque - au 12km d'il y a deux ans. Nous descendons sur les quais par une descente assez raide, mais qui me permet de doubler quelques personnes avant de remonter par les lacets de la montée de l'observance que j'arrive d'ailleurs à trottiner presque du long. Une longue descente nous attend ensuite sur la route pour retrouver les quais dans le 9ème. J'accélère, car je sais que la prochaine montée est bourrée d'escaliers, mais surtout elle est longue et j'avais souffert dedans il y a deux ans. Cette année elle va passer plus facilement, je monte sur un bon rythme et même si je suis dans le rouge complet (palpitations au coeur et tout ce qui va bien), je monte. Je commence à avoir un début de crampe au mollet - l'erreur de ne pas avoir bu -. 

Photo : Gilles Reboisson

Nous arrivons enfin au sommet au niveau de la montée de la Sarra avant de justement descendre la Sarra. L'occasion de récupérer les quelques places que j'ai perdu en montée, je double pas mal de monde dans cette descente. Nous avons droit aux encouragements de beaucoup de personnes en bas de la montée et cela fait toujours plaisir de voir du monde sur le parcours. Petite nouveauté par rapport à 2016, on ne remonte pas par les escaliers de la Sarra, mais par la montée du Gourguillon avec le passage dans une école. Nous passons ensuite sous Fourvière et cela sent bon la fin de course. Je tente d'accélérer dans cette dernière montée et je double même quelques personnes cramées. 

Photo : Gilles Reboisson

Photo : Gilles Reboisson 

Dernière accélération dans le passage sous Fourvière avant de remonter aux niveau des théâtres Romains. Il y a pas mal de monde à l'arrivée. D'ailleurs, c'est vraiment une très belle arrivée le LUT By Night. Je suis vraiment fan du lieu magique et de l'ambiance qui y règne. 
Je passe la ligne d'arrivée après 2h04 et 37 secondes de course, 1837/2405 au classement général, 460/778 femme et 282/430 senior femme. Quelle belle progression par rapport à 2016 ! Bon d'accord j'avais 65km dans les jambes en 2016, cette année je n'en ai « que » 35, mais quand même. J'ai défoncé les estimations de live trail et mon estimation personnelle. Je suis vraiment contente de ma course, j'ai eu de bonnes jambes, j'ai pu relancer aux bons endroits et je n'ai pas ressenti de fatigue à la suite (point très important vu que la SaintéLyon est dans 3 semaines...). 


Félicitations aux copains qui ont assuré ! Un plaisir de partager ça avec vous ! 

A très bientôt pour la Saintélyon

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